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Récréations prolongées: Roberge va de l’avant malgré la grogne

Récréations prolongées: Roberge va de l’avant malgré la grogne
Photo Agence QMI, Simon Clark

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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, va de l’avant avec la prolongation des récréations l’an prochain, même si la mesure est dénoncée haut et fort par les syndicats d’enseignants.

Le régime pédagogique a été officiellement modifié aujourd'hui pour qu'y soient inscrites «deux périodes de détente d’un minimum de 20 minutes» en matinée et en après-midi.

Le ministre Roberge a précisé au Journal que cette période est comprise entre la fin d’une période de classe et le début d’une autre, ce qui peut inclure quelques minutes de «battement», le temps que les élèves aillent aux toilettes ou s’habillent pour aller jouer dehors.

Avec cette mesure, le ministre souhaite faire bouger davantage les enfants entre les moments d’apprentissage. «L’idéal, c’est qu’ils aillent jouer dehors, lance-t-il. C’est un petit geste qui peut avoir un grand impact.»

Or cette décision a été vivement décriée par les syndicats d’enseignants, qui craignent notamment que le temps supplémentaire consacré à la surveillance des récréations par les enseignants ne prive des élèves de temps d’encadrement et de récupération.

Cette préoccupation avait aussi été énoncée par le Conseil supérieur de l’éducation, en avril.

De son côté, le ministre minimise les impacts sur les services aux élèves, en soulignant que l’organisation entourant les récréations varie d’une école à l’autre.

M. Roberge estime que l’ajout d’une compensation financière pour aider les petites écoles de 100 élèves et moins à mettre en place cette mesure démontre qu’il a été «à l’écoute» du réseau, alors que les syndicats affirment le contraire.

«Quel rendez-vous manqué», déplore Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats d’enseignement (FSE-CSQ).

Québec aurait pu trouver des solutions pour faire bouger les élèves en partenariat avec les enseignants, plutôt que de décréter une mesure «mur à mur» qui «n’est pas applicable» dans certaines écoles, ajoute-t-elle.