/finance/business
Navigation

Réforme chez Investissement Québec: le nombre d’employés va doubler

Investissement Québec deviendra l’unique porte d’entrée pour les investisseurs

Coup d'oeil sur cet article

 QUÉBEC | La transformation d’Investissement Québec (IQ) fera doubler son nombre d’employés, a annoncé son président-directeur général, mercredi. 

 «Ils seront nombreux [à se joindre à IQ]. Investissement Québec va doubler sa taille au cours de la prochaine année», a indiqué le nouveau PDG Guy LeBlanc, en conférence de presse, après le dépôt du projet de loi sur la réforme de la société d’État. 

  • Le chroniqueur Michel Girard était l'invité de Benoit Dutrizac sur QUB radio:

 Le nombre d’employés sous la direction de M. LeBlanc devrait passer d’environ 500, aujourd’hui, à quelque 1000 salariés d’ici avril 2020. 

 Comme l’avait déjà révélé notre Bureau d’enquête, le personnel qui se joindra à IQ proviendra notamment des bureaux régionaux et internationaux du ministère de l’Économie. Ces structures seront désormais sous l’égide d’IQ, si bien que la société d’État deviendra l’unique «porte d’entrée pour les investisseurs». 

 Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), qui aura pour mandat de faciliter la transformation numérique des PME, sera lui complètement avalé par IQ. 

 Nouveau rôle 

 Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a confirmé mercredi, par le dépôt de son projet de loi, qu’il compte «faire d’Investissement Québec un véritable moteur pour l’économie du Québec». 

 «La nouvelle mission d’IQ sera de participer activement au développement économique du Québec, de stimuler l’innovation, la croissance, l’investissement local et étranger, l’exportation et la création d’emploi à haute valeur ajoutée dans toutes les régions du Québec», a expliqué le ministre. 

 Comme prévu, IQ aura donc un mandat axé sur la croissance économique plutôt que sur le rendement financier. 

 Cibles 

 Déjà, le ministre a imposé à IQ des cibles à atteindre d’ici cinq ans relativement à la croissance économique. 

 «De 2014 à 2018, les investissements privés sous contrôle étranger sont restés stables à 3,5 milliards $ annuellement. Nous voulons les doubler», a indiqué M. Fitzgibbon. 

 Quant aux exportations, le ministre met au défi IQ que leur valeur atteigne l’équivalent de 50 % du produit intérieur brut (PIB) québécois au cours du prochain lustre. Le ministre veut également réduire la proportion des exportations destinées à nos voisins du sud. 

 «Un des problèmes qu’on a, c’est une trop grande dépendance aux États-Unis. Le protectionnisme qu’on voit en Chine, aux États-Unis, c’est inquiétant», a-t-il expliqué. 

 «Pas mon problème» 

 Par ailleurs, M. Fitzgibbon juge qu’il n’a pas à prendre en compte que le salaire M. LeBlanc est payé par les fonds publics lorsque vient le temps de décider de sa rémunération. 

 «Ce n’est pas mon problème à moi», a dit le ministre. 

 «Moi, j’ai un objectif de livrer un plan ambitieux, et je ne suis jamais allé à la guerre avec un tire-pois. Il faut avoir les ressources pour gagner cette guerre-là», a-t-il indiqué. 

 Le nouveau PDG d’IQ pourrait toucher un salaire de 950 000 $ s’il obtient tous les bonis de performance auxquels il a droit, ce qui est presque le double de son prédécesseur. 

 La réforme d'IQ en bref:  

  •  Mission de développement économique plutôt que de rendement financier 
  •  Doubler les investissements directs étrangers en sol québécois d'ici cinq ans pour atteindre 7 milliards $ annuellement 
  •  Augmenter les exportations pour qu'elles atteignent l'équivalent de 50 % du produit intérieur brut québécois 
  •  Diversifier les marchés où le Québec exporte pour contrer le protectionnisme