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Christophe Normand préfère oublier son passage chez les Eskimos

Christophe Normand
Photo Courtoisie, Dominick Gravel Christophe Normand

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MONTRÉAL | Le Québécois Christophe Normand disputera non seulement son premier match officiel dans l’uniforme des Alouettes de Montréal, vendredi soir à Edmonton, mais il aura l’occasion de le faire face à plusieurs anciens coéquipiers des Eskimos desquels il n’a pas gardé de très bons souvenirs.

«J’ai été à Edmonton pendant juste une année et je n’ai pas développé de très bons liens dans cette équipe, a-t-il admis, plus tôt cette semaine, en entrevue. Nous n’avions vraiment pas une belle chimie.»

Invité à préciser sa pensée, Normand a laissé entendre qu’il était difficile pour lui, en tant que Québécois, d’obtenir du respect auprès de certains membres de l’équipe. L’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval a participé à 15 matchs avec les Eskimos en 2018.

«Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais n’importe qui s’intéressant à la politique peut avoir une petite idée comment se passent les relations entre francophones et anglophones, a indiqué Normand, en prenant soin de bien formuler ses propos. Je ne suis pas amer face à mon passage avec les Eskimos, car ça fait que je me retrouve avec les Alouettes, mon équipe d’enfance. J’ai tourné la page sur ce qui s’est passé à Edmonton, je prends maintenant à cœur de représenter le football québécois en jouant pour Montréal.»

Normand, un centre arrière utilisé principalement sur les unités spéciales, refuse d’admettre que ce match a une saveur particulière puisqu’il implique les Eskimos.

«Ç’a surtout une signification pour moi de jouer un premier match avec les Alouettes», a répliqué l'athlète originaire de Bromont.

Un meneur sur les unités spéciales

S’il refuse d’étendre sur la place publique certaines situations vécues à Edmonton, c’est que Normand ne veut pas non plus partir en guerre contre les anglophones avec qui il continue de travailler au quotidien. D’ailleurs, le jeune homme de 27 ans est en voie de développer une excellente relation avec Mickey Donovan, coordonnateur des unités spéciales. Il fallait le voir à l’entraînement, mercredi, multiplier les conversations avec l’entraîneur.

«Christophe est un excellent meneur, sur le terrain et à l’extérieur, a qualifié Donovan. Pour les unités spéciales, c’est un bon gars à avoir dans notre équipe. Il apporte beaucoup, il met ses bottes de travail à chaque jour, il est concentré et toujours prêt à y aller.»

«Je veux avoir un rôle de leader sur les unités spéciales, a admis Normand. C’est quand même ma cinquième année dans la Ligue canadienne de football. C’est à moi de montrer l’exemple. J’ai joué beaucoup sur les unités spéciales et je trouve que c’est important de poser des questions pour peaufiner les détails et bien performer.»