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Un pilote survit miraculeusement à l’écrasement de son avion

Un homme de L’Islet a subi de graves blessures, mais sa vie n’est pas en danger

David Plourde à bord d’un avion la veille de l’accident, jeudi dernier. Il a envoyé cette photo à sa conjointe en affirmant que c’était une belle journée de vol.
Photo courtoisie David Plourde à bord d’un avion la veille de l’accident, jeudi dernier. Il a envoyé cette photo à sa conjointe en affirmant que c’était une belle journée de vol.

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Un pilote d’avion connu du monde du motocross au Québec a survécu à l’écrasement de son avion dans un boisé en rampant sur une distance d’au moins 75 mètres, malgré ses graves blessures, pour atteindre une résidence afin de demander de l’aide.

L’accident dont a été victime David Plourde est survenu vendredi dernier, près de l’aéroport de Grand-Sault au Nouveau-Brunswick. Le natif de Saint-Modeste, près de Rivière-du-Loup, n’a qu’un vague souvenir de l’événement qui aurait pu causer son décès.

Le pilote a quitté Rivière-du-Loup à 10 h 45 vendredi, et l’accident est survenu vers 11 h 45. Il y a environ 40 minutes de vol entre Grand-Sault et Rivière-du-Loup.

 La GRC est intervenue sur les lieux de l’écrasement.
Capture d'écran, TVA Nouvelles
La GRC est intervenue sur les lieux de l’écrasement.

L’homme de 37 ans a raconté à sa conjointe que rien n’aurait pu l’empêcher de se battre pour se sortir de là et revoir sa famille.

Malgré des blessures graves, il est sorti de son appareil, un Beechcraft C-23, par un trou minuscule et a rampé sur au moins 75 mètres pour appeler de l’aide. Des gens l’ont entendu et ont appelé les secours.

«Il est définitivement fait fort. Se battre pour sortir de l’avion et aller chercher de l’aide lui a sauvé la vie», dit sa conjointe, Marie-Ève Frégeau. Le couple habite Saint-Aubert dans L’Islet.

Pas de séquelles graves

David Plourde a rapidement été transféré dans un centre hospitalier de Québec pour être opéré à la mâchoire et pour deux vertèbres fracturées.

Miraculeusement, son cerveau n’a pas été touché malgré des blessures à la tête. Il ne perdra pas non plus de mobilité en dépit des fractures. Le chemin de la convalescence sera sans doute long, alors qu’il se trouve toujours aux soins intensifs.

«Je remarque des améliorations de jour en jour, même d’heure en heure, malgré qu’il a beaucoup de douleurs. Il est vraiment amoché», ajoute sa conjointe, qui est également la mère de leurs deux filles de 10 et 8 ans.

Communauté mobilisée

La communauté de motocross au Québec et ailleurs s’est mobilisée à la suite de l’accident. David Plourde gère et organise des événements de motocross depuis 2008 et est président de Supercross Québec. «Je suis touché par tous les gens, de près ou de loin, qui me supportent. C’est ce qui me donne la force de combattre la douleur», a-t-il communiqué par écrit, de son lit d’hôpital.

On le voit en action lors d’un arénacross à Chandler en Gaspésie le 1er juin.
Photo courtoisie
On le voit en action lors d’un arénacross à Chandler en Gaspésie le 1er juin.

Il devait tenir un événement à Edmundston au Nouveau-Brunswick cette fin de semaine. L’événement aura lieu quand même et des sommes seront remises à sa famille pour les aider durant cette épreuve.

«Si ça n’avait pas été un coureur de motocross, il n’aurait probablement pas survécu à ça, il est en forme, il en a vu d’autres. Ça reste un miracle», a dit Stéphane Gauthier, ami et partenaire d’événements.

Une campagne de sociofinancement a été lancée pour aider David Plourde et sa famille.

M. Plourde et sa fille Emy-Rose, 8 ans, lors d’un récent vol, il y a un mois.
Photo courtoisie
M. Plourde et sa fille Emy-Rose, 8 ans, lors d’un récent vol, il y a un mois.

En plus d’organiser des événements en période estivale avec sa conjointe, il suivait ses formations de pilote d’avion depuis deux ans et a sa licence de pilote privé. Il ne lui restait que 40 heures de vol avant d’obtenir sa licence de pilote commercial. L’événement est sous évaluation par le Bureau de la sécurité des transports (BST).

Du soutien

« Évidemment, il a une longue route devant lui pour la guérison, ce n’est pas évident. Le but, c’est de soutenir quelqu’un qui amène beaucoup au sport, à l’industrie. Je souhaite le meilleur à David et sa famille, on est avec lui. »

— Ben Milot, pilote de motocross

« On veut montrer à David qu’on est là, qu’on apprécie ce qu’il a fait pour nous et pour le motocross. Je veux faire la différence pour lui comme il l’aurait sûrement fait pour moi dans les mêmes circonstances. »

— Stéphane Gauthier, ami et partenaire d’événements