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Omnium des États-Unis: Rose s’éclate

La guerre s’annonce intense à Pebble Beach avec une congestion relevée au tableau principal

Justin Rose a pris les commandes de l’Omnium des États-Unis au 18e trou à Pebble Beach, jeudi.
Photo AFP Justin Rose a pris les commandes de l’Omnium des États-Unis au 18e trou à Pebble Beach, jeudi.

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PEBBLE BEACH, Californie | Un tournoi ne se gagne pas en première ronde. Encore moins en fin de matinée le jeudi. Une bonne performance permet une position enviable. Rickie Fowler l’a compris en débutant l’Omnium américain en force, jeudi.

L’Américain de 30 ans partageait la tête avec ses compatriotes Xander Schauffele et Aaron Wise en compagnie du Sud-Africain Louis Oosthuizen à 5 jusqu’à ce que le Britannique Justin Rose ne prenne les commandes à -6 au 18e en toute fin de journée.

Par une journée plutôt calme en bordure du Pacifique, Rose a remis une carte initiale de 65 sur le spectaculaire parcours de Pebble Beach.

De son propre aveu, à sa 33e ronde en carrière au prestigieux US Open, Fowler a livré sa meilleure performance. Tout lui souriait.

« Il n’y avait quasi aucun stress. Ce n’est jamais une petite vitesse de croisière facile dans un tournoi majeur, spécialement celui-là, a signalé celui qui avait pris les commandes dès la première ronde à Erin Hills il y a deux ans. Parfois, on est un peu inconfortable avec certaines lignes d’attaque. Quelques-unes sont étroites ici.

« Je crois que c’était le pire score que je pouvais ramener, ce qui est une bonne affaire, a-t-il poursuivi. Tu ne peux gagner le tournoi la première journée. Mais tu peux te placer en bonne ou mauvaise position. »

Fowler a brillé en touchant 13 des 14 allées et à l’approche des fanions en atteignant 15 des 18 verts en coups prescrits. Ajoutons à cela 28 roulés et le voilà près du sommet du tableau.

« À ce chapitre, il sera difficile de faire mieux. Il faudra éviter de jouer dans la première coupe dans les allées et frôler la perfection à l’approche des verts, a-t-il souhaité. Il faudra faire attention aux moindres détails en route vers la troisième ronde. Tout tend à devenir plus rapide. »

Fowler sait de quoi il parle. En 2017, au Wisconsin, il avait reculé au classement dès la seconde ronde. Il désire garder la cadence pour rester dans la course.

Le sens du spectacle

Le moindre que l’on puisse dire, c’est qu’Oosthuizen possède le sens du spectacle. Celui qui présente le plus bel élan dans le monde du golf selon certains observateurs a réalisé deux coups d’éclat en ronde initiale.

Il a d’abord envoyé sa balle au fond de la coupe au 11e fanion avec un coup parfait à environ 110 verges depuis l’allée bon pour un aigle. Un rarissime exploit puisqu’il est devenu le second golfeur à le réaliser. Et à son 18e trou, le 9e fanion puisqu’il avait pris le départ au 10e, il a calé sa sortie de fosse de sable, bonne pour un oiselet et une ronde de 66.

En ronde finale du Tournoi des Maîtres en 2012, Oosthuizen avait miraculeusement réussi un albatros au deuxième trou. Il s’était ensuite incliné en prolongation face à Bubba Watson. Encore aujourd’hui, les amateurs l’interpellent sur ce coup de maître.

Plus facile

Changements drastiques dans les commentaires des golfeurs en cette première ronde de l’Omnium américain. Jusqu’à l’an dernier, les doléances sur les configurations impossibles des parcours fusaient de partout.

Jeudi, c’était tout le contraire. Certains d’entre eux ont même indiqué que le tracé était... facile ! Tout dépendamment des cartes, évidemment. Le président de la USGA, Mike Davis, en fera sûrement des cauchemars.

« Les allées sont très lentes et les verts sont tendres. Selon la configuration, les officiels ont fait preuve de générosité. Au 13e, l’allée est large de 50 verges, a expliqué Rory McIlroy qui a ramené une carte de 68 (-3).

« Ce parcours peut être plus difficile, a ajouté le champion de 2011 qui est l’un des 39 golfeurs à avoir joué sous la normale. Avec sa tendreté et les conditions calmes, il faut en profiter. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui (jeudi). »

En effet, la moyenne de 72,6 coups à cette première ronde à Pebble Beach est l’une des meilleures des dernières années. Nul doute que le scénario sera différent ce week-end.


Rory Sabbatini a réalisé le coup de la journée au 12e. Sur la normale 3 de 202 verges, il a réussi un trou d’un coup. C’était le 45e as de l’histoire du tournoi et le 8e à cette 6e édition à Pebble Beach. À l’inverse, le pire score revient à Lucas Bjerregaard qui a inscrit un désastreux 11 à sa carte au 18e.

Des coups « parfaits » ?

La scène s’est déroulée dans l’allée de la normale 4 du 8e. Jordan Spieth a littéralement lancé son fidèle cadet Michael Greller sous l’autobus après avoir raté deux coups. Le premier, un coup conservateur pour replacer sa balle, a terminé sa course dans l’eau. Le second, une approche trop longue au vert. « Deux coups parfaits Michael. Tu m’as envoyé dans l’eau au premier et au-delà du vert sur le second », a-t-il bêtement lâché en pleine télévision à son cadet, avec qui il a gagné 11 tournois du PGA Tour, dont trois majeurs. Le problème, c’est que Spieth n’a lui qu’à blâmer pour l’exécution fautive. Greller l’a beaucoup plus aidé que nui dans sa carrière.

« G-Mac » sans faute

Champion de l’édition 2010 du US Open à Pebble Beach, Graeme McDowell possède d’excellents souvenirs de l’endroit. Le sympathique Irlandais du Nord n’a commis aucun boguey en première ronde. En début d’après-midi, le golfeur de 39 ans qui a joué 69 (-2) était le seul à avoir réalisé l’exploit.

Sortie familiale

Justin Rose a pris les commandes de l’Omnium des États-Unis au 18e trou à Pebble Beach, jeudi.
Photo AFP

Pebble Beach n’est pas seulement reconnu pour sa beauté, mais aussi sa faune et sa flore particulières. Depuis le début de la semaine, on peut apercevoir des chevreuils un peu partout sur la propriété située le long du Pacifique et au pied de la forêt de Del Monte. Jeudi, c’était une sortie en famille. Et à l’intérieur des cordes sans permission en prime ! L’un d’entre eux s’est même permis une petite escapade sur le vert et dans une fosse de sable en plein jeu, durant l’après-midi. Pendant ce temps, les phoques et les lions de mer se faisaient chauffer la couenne sur les récifs, alors que les loutres californiennes clapotaient l’eau. Pebble est un terrain de jeu naturel pour la vie sauvage et un sanctuaire marin national.