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Spectacle au Capitole de Québec: une Geneviève Leclerc au sommet de son art

Spectacle au Capitole de Québec: une Geneviève Leclerc au sommet de son art
Photo Agence QMI, Dominick Gravel

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QUÉBEC | Par sa voix chaude et vibrante et ses ingénieuses relectures colorées de classiques, Geneviève Leclerc a créé un pur ravissement, jeudi soir, dans un Capitole de Québec baigné par l'émotion.

À peine trois ans après son passage à «La Voix», la Gatinoise de 35 ans surprend par sa démarche hautement professionnelle et de calibre international.

Il faut dire qu’elle roule sa bosse depuis deux bonnes décennies avec à son actif des prestations autant sur Broadway qu’au Japon et en Russie. Geneviève Leclerc sait mettre cet imposant bagage au service de sa voix exceptionnelle.

Un public visiblement conquis et ému se laisse assurément séduire par cette voix à la fois raffinée et puissante relevée d’un mouvement théâtral développé au fil des comédies musicales.

Chaque chanson apporte sa surprise par la façon audacieuse de l’artiste de s’approprier les airs des autres pour en proposer une nouvelle lecture rafraîchie, sans jamais dénaturer l’œuvre originale.

Sans camisole

Le tout débute par son interprétation de la chanson «Tue-moi», de Dan Bigras, servie en robe longue plutôt qu’en camisole.

Soutenue par les mêmes complices musicaux depuis quatre ans, l’interprète, qui puise dans ses deux albums, entraîne son public comme par magie dans l’atmosphère chaude et vibrante des cabarets parisiens et des boîtes à chansons sur les airs de «Parlez-moi de lui», «Une histoire d’amour», «S’il ne nous restait que la nuit» avec, en prime, une incursion sur Broadway!

C’est malade

Après avoir fait craquer les juges de «La Voix», son interprétation personnalisée de «Je suis malade» suscite un grand frisson dans une salle emballée, qui exprime son admiration à grands cris en fin de première partie.

La deuxième partie aligne des moments forts depuis sa reprise très féminine de «Ma gueule».

S’excusant d’être «dramatique» dans sa démarche, celle qui se dit simplement «intense» prouve qu’elle a aussi un côté léger au gré d’un pot-pourri farci de joyeux extraits de «Ça va bien» (Kathleen), «Ma vie c’est de la marde» (Lisa LeBlanc) et «Chante-la ta chanson» (Jean Lapointe).

Suit un autre – délicieux – moment dramatique sur l’air d’«Avec le temps».

En finale, la chanteuse déballe la surprise d’une de ses pièces originales, «Au cœur de ma voix», avec le soutien de plusieurs étudiantes en musique du Collège Jésus-Marie de Québec.

Une finale de haut calibre avant le rappel livré avec toute la conviction de «Non, je ne regrette rien».