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«Un feeling indescriptible» –David Perron

Les Québécois Samuel Blais et David Perron exultent après leur conquête.
Photo AFP Les Québécois Samuel Blais et David Perron exultent après leur conquête.

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BOSTON | Pratiquement inséparables au cours des derniers mois, David Perron et Samuel Blais ont célébré ensemble cette conquête de la coupe Stanley. Les parcours des deux Québécois sont fort différents, mais au bout du compte, ils ajouteront tous les deux leur nom sur le précieux trophée.

Évidemment, Perron ne souhaitait pas revivre le même cauchemar que l’an dernier. Dans l’uniforme des Golden Knights de Vegas, le Sherbrookois avait vu les Capitals de Washington rafler les grands honneurs en cinq rencontres.

David Perron
Photo AFP
David Perron

« Chaque expérience te rend plus fort et rend le désir de vaincre encore plus élevé. Je ne sais pas ce que j’aurais fait si on avait perdu ce soir [mercredi]. Ç’aurait été difficile à accepter », a déclaré l’attaquant de 31 ans.

« L’an dernier, on a perdu en cinq matchs. Alors, quand on a gagné le quatrième match [de la finale], j’ai commencé à y croire. Ce soir [mercredi], même avec des avances de 2 à 0 et de 3 à 0, j’essayais de garder l’accent le plus possible sur ce qu’il nous restait à faire et non sur ce qui allait arriver si on gagnait. C’est un feeling indescriptible », a ajouté Perron, qui conclut le tournoi avec sept buts et neuf passes.

Le troisième séjour à St. Louis aura donc été le bon pour le choix de premier tour des Blues, en 2006, que Doug Armstrong a déjà échangé à Edmonton avant de le laisser sans protection lors du repêchage d’expansion des Golden Knights.

« Je savais que cette équipe avait une chance et je crois en la philosophie de Doug Armstrong, même s’il n’arrête pas de m’échanger. C’est pour ça que je reviens tout le temps, a-t-il soutenu, sourire aux lèvres. Je sais que c’était des décisions d’affaires. Il y a de jeunes joueurs qui poussaient. J’ai travaillé fort sur mon jeu pour être capable de me prouver. Je suis content d’être ici en ce moment. »

Droit devant

De son côté, Blais a fait la navette entre San Antonio, dans la Ligue américaine, et St. Louis. Il a solidifié sa présence en séries éliminatoires avec son jeu physique et son échec avant soutenu.

Samuel Blais
Photo AFP
Samuel Blais

« On est parti de loin, mais on n’a jamais regardé en arrière pendant les séries. Aujourd’hui, on est champion. C’est incroyable ! » a indiqué la recrue des Blues.

En matinée, il avait affirmé souhaiter approcher ce match comme un autre. Ce qu’il a admis avoir eu de la difficulté à faire.

« J’essayais de ne pas trop y penser, mais je savais qu’il y aurait un gros prix à la fin si on gagnait », a révélé l’attaquant de 22 ans.

« Je remercie tous mes partisans et je vous garantis que la coupe va être à Montmagny cet été », a-t-il conclu.