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La pénurie de main-d’œuvre met en péril des garderies

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La pénurie de main-d’œuvre causée entre autres par la compétition des CPE et des maternelles 4 ans met en péril l’existence de plusieurs garderies privées non subventionnées, révèle une étude obtenue par TVA Nouvelles.

La situation risque de s’aggraver au cours des prochaines années, estime l’Association des garderies privées non subventionnées en installation, qui a commandé l’étude.

Selon le document, «le réseau du service de garde de la petite enfance vit une situation difficile de pénurie de main-d’œuvre». Cette situation serait toutefois pire chez les garderies non subventionnées en raison de l’écart de salaire avec les CPE et les garderies subventionnées ainsi qu’en raison de l’inexistence d’avantages sociaux, note-t-on.

D’autres règles contraignent aussi les garderies privées dans leur recrutement de personnel. La loi prévoit qu’elles doivent maintenir un ratio minimal d’un employé «expérimenté» – plus de 5000 heures de travail – sur trois au cours des cinq premières années d’un permis.

Or, lors du renouvellement du permis, ce ratio doit passer à deux employés expérimentés sur trois.

Le président de l’Association demande un moratoire sur cette règle afin de parvenir à maintenir un niveau de personnel suffisant pour continuer à opérer. Cette année, ce sont 65% des garderies qui doivent renouveler leur permis.

En 2023, l’Association estime que le réseau sera en pénurie de 1982 éducatrices. Un problème, puisque si un établissement manque de personnel, il ne peut opérer selon les quotas et s’expose ainsi à des amendes.

Un indice que le réseau est présentement déstabilisé: le nombre de garderies qui ferment et qui changent de main. En deux ans, d’avril 2015 à avril 2017, on recense 11 fermetures et 23 changements d’actionnaires. Entre avril 2018 et 2019, l’étude relève 14 fermetures et 47 changements d’actionnaires.