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La pierre américaine est «conforme» aux exigences, assure l’ingénieur

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La pierre américaine assimilée aux travaux de réfection de la Citadelle de Québec est « conforme » aux exigences techniques et patrimoniales, assure l’ingénieur responsable du chantier, qui certifie que le ministère de la Défense n’avait pas son mot à dire sur les matériaux utilisés.

La pierre Bluestone, extraite en Pennsylvanie, a représenté parfois jusqu’à 30 % du matériau utilisé pour la première des trois phases de travaux.

La Défense nationale s’est défendue de ne pas avoir eu exclusivement recours au matériau original, soit le grès vert, dont la variété se trouve pourtant de l’autre côté de la rive, à Lévis. L’automne dernier, plusieurs voix s’étaient élevées pour dénoncer l’utilisation d’une pierre américaine « non conforme », de l’avis même de l’architecte attitré au projet de réfection, rapportait alors Radio-Canada.

Aucune contrainte possible

En raison du montant élevé des travaux, soit 37 M$, les règles de l’ALENA s’appliquaient, explique l’ingénieur responsable du chantier Étienne Boulanger-Dumont. Aucune contrainte quant à la provenance des matériaux ne pouvait donc être imposée à l’entrepreneur qui allait remporter la mise. De plus, une expertise réalisée lors de 47 essais en laboratoire confirme que tant le grès vert que le Bluestone étaient « conformes » pour se greffer aux travaux, ajoute l’ingénieur de la défense.

« La pierre était compatible visuellement et physiquement, fait valoir M. Boulanger-Dumont. Peu importe son origine, elle répond aux critères. [...] Pour le commun des mortels, ces pierres-là sont identiques. »

Après que le recours à la pierre américaine eut été rendu public, l’entreprise Maçonnerie Rainville et Frères, responsable du chantier, avait annoncé qu’elle allait se tourner exclusivement vers le grès vert pour compléter les phases 2 et 3.