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Le caricaturiste Garnotte se livre sur sa retraite et la liberté d’expression

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 Le caricaturiste Michel Garneau, alias Garnotte, a annoncé plus tôt cette semaine sa retraite après 23 ans de fidèle service au quotidien «Le Devoir». Il a parlé des circonstances menant à la fin de sa carrière au microphone de Benoît Dutrizac sur les ondes de QUB radio, vendredi.

 Ce sont des problèmes de santé qui ont poussé Garnotte à la retraite. Les multiples infarctus qu’a subis l’homme de 67 ans au cours des dernières années ont passablement ralenti sa capacité cardiaque. 

 «La vie courante va être un peu plus tranquille, je ne pourrai pas courir en grimpant une côte, c’est certain. J’en profite pour faire un certain ménage dans ma vie, et en enlevant le travail, je mets les chances de mon côté», a-t-il confié. 

 Travaillant déjà à un rythme plus lent depuis trois ans, Garnotte a avoué avoir «étiré la sauce» autant qu’il le pouvait avant d’en venir à sa décision.  

  •  ​ÉCOUTEZ l'entrevue intégrale de Garnotte à QUB radio  

 

 Milieu difficile

 Garnotte a avoué que le métier de caricaturiste devient de plus en plus difficile à pratiquer en raison de la précarité du milieu des médias. 

 «Le problème qui affecte les caricaturistes est le problème qui affecte tous les médias, c’est-à-dire que Facebook et Twitter viennent leur gruger la part des publicités qui leur étaient destinées. Ça coupe dans les budgets de ces entreprises-là qui fabriquaient des choses en papier et qui les vendaient», a-t-il expliqué. 

 Il a aussi parlé de la liberté d’expression chez les caricaturistes qui, selon lui, est quelque peu étouffée dans le contexte social actuel. 

 «Les choses ont changé, on peut le constater. On sent qu’il y a une montée de la rectitude politique et ç’a une influence. Y’a des groupes moralisateurs qui reviennent en force et qui empêchent de nommer les choses par leur nom», a-t-il dénoncé. 

 Selon lui, la situation pourrait tout de même être temporaire. 

 «J’ai bien l’impression qu’il va y avoir un retour de balancier à un moment donné parce que le monde veut que la liberté d’expression reste présente», a-t-il estimé.

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