/sports/opinion/columnists
Navigation

Simon Kean joue sa carrière

La pression est énorme pour Simon Kean qui avait l’air préoccupé tout au long de la conférence de presse hier.
Photo courtoisie, Vincent Éthier, EOTM La pression est énorme pour Simon Kean qui avait l’air préoccupé tout au long de la conférence de presse hier.

Coup d'oeil sur cet article

SHAWINIGAN | Adam Braidwood est arrivé le premier. Énorme avec des épaules de débardeur et une taille fine : « Je ressemble maintenant à un boxeur et pas à un joueur de football », a-t-il dit de sa voix éraillée en saluant les gens de Shawi qui étaient tous heureux de le retrouver.

Puis, Dillon Carman est arrivé à son tour. Physiquement pas très impressionnant, mais on sait que dans son cas, c’est trompeur. Les bourrelets à la taille ne l’ont pas empêché de passer le knock-out à Simon Kean.

Simon Kean a suivi. Très mince, presque maigre dans ses pantalons noirs et son chandail, il avait l’air préoccupé. Air qu’il a gardé pendant toute la conférence de presse. Si moi je sais que Simon Kean joue sa carrière demain soir, dites-vous que Kean le sait encore plus. Et que cette pression est énorme et lourde sur ses larges épaules. Qu’il dise n’importe quoi.

Puis la conférence a débuté et il ne s’est rien dit de vraiment transcendantal. Ce qui a fait mal, c’est la déclaration de Carman à Mathieu Boulay après coup, celles méchantes et méprisantes à Steve Turcotte du Nouvelliste la veille, certainement pas les « discourettes » pour la presse locale.

BRAIDWOOD : UNE REVANCHE

Adam Braidwood, relégué aux préliminaires, regardait tout ça sans s’énerver. Après sa défaite contre Kean en juin dernier, il s’est retrouvé en prison pour « bris de condition ». Il a tenté d’appeler son ex pour savoir si elle était enceinte comme le voulaient les informations qu’on lui avait données : « C’était cave, j’étais en liberté sur parole, je n’avais pas d’affaire à loger cet appel », dit-il.

Mais depuis décembre, dès sa sortie de prison, il a repris la route du gymnase de Rich LeStage, a remis de l’ordre dans sa vie pour la xième fois et va enfin livrer un premier combat demain à Shawinigan.

– Qui penses-tu va gagner ?

– Je ne sais pas et je m’en fous un peu. Celui que je veux affronter, c’est

Simon Kean. Je veux avoir ma revanche, je veux montrer comment j’ai progressé. Je veux le battre.

– Mais si Carman l’emporte samedi ?

– Alors je vais knocker Carman pour être certain d’avoir ma revanche contre Simon...

LA PEAU DE SIMON

Ça fait bien du monde qui veut la peau du beau Simon. On peut comprendre Braidwood de vouloir sa revanche, mais il est difficile de comprendre la méchanceté et le mépris de Carman. On sort de la boxe, c’est personnel.

Il y a peut-être de la jalousie. La boxe est un milieu féroce. Carman est champion canadien et il se bat devant 300 personnes. Kean ne détenait aucun titre qu’il faisait des finales devant 4600 spectateurs dans des arénas bondées. Il était la vedette de trois documentaires à TVA Sports et une équipe de Punching Grace se rendait jusqu’à Liverpool et Londres pour le suivre.

Carman a été obligé de jouer dans Loft Story et d’embrasser un autre gars pour faire parler de lui.

À un moment donné, un gars se tanne.

KIM CLAVEL : DES TROIS MINUTES

La logique de la boxe. Essayez donc de comprendre. Dans le volet amateur, Mary Spencer se bat dans trois rounds de trois minutes. Plus tard en soirée, Kim Clavel doit se contenter de huit rounds de deux minutes. C’est un non-sens pour une fille qui a fait toute sa carrière amateur avec des rounds de trois minutes : « On m’a dit que dès l’an prochain, les femmes pourraient livrer des rondes de trois minutes. J’irais plus loin en présentant des combats de championnat de 12 rounds », a-t-elle ajouté.

Mlle Clavel a expliqué que les femmes sont grandement défavorisées par ces règlements votés par les fédérations professionnelles : « On ne peut pas construire son round, profiter de la fatigue de l’adversaire. On commence et c’est déjà la fin », de dire la belle Kim. Ben oui, elle est belle comme David Lemieux est beau. Ça arrive dans la vie, demandez à Roy Dupuis.

La mairesse et le chef de police à l’eau !

J’avoue ne pas trop comprendre. Mercredi soir, lors d’un banquet pour financer les Olympiques spéciaux, Claude Dubois a chanté divinement, les animateurs ont tenté de parler latin et c’était mignon.

Cette magnifique soirée a été organisée la première fois en 1998 par Pierre Boivin et a permis de récolter 12 millions de dollars au fil des années.

Mais la prestation de Valérie Plante, la mairesse de Montréal, m’a laissé un tantinet perplexe. Au détour d’un appel à aimer la différence, elle a invité le chef de police de Montréal, Sylvain Caron, à sauter à l’eau tout habillé : « Et je vais sauter avec vous », a-t-elle lancé... en souriant.

Ce n’est pas clair si le chef Caron va porter un uniforme officiel ou un complet trois pièces. Je présume que la Ville va payer pour le nettoyage... à sec.

Je ne suis pas certain que Kevin Gilmore a ri. Ni Richard Payette le président d’honneur. Ni Daniel Granger, président du CA des Olympiques spéciaux, ni l’avocat Pierre Rouleau qui a semblé s’étouffer en écoutant la mairesse.

Pourtant, la soirée était hyper bien organisée. De la classe.

J’ai quand même hâte de voir quand et où le chef de police va sauter. Avec une bonne pub et un battage publicitaire de bon aloi, le chef et la mairesse pourraient même gonfler une bonne cote d’écoute.

Avec Dave Morissette et Annie Pelletier à l’analyse...

Go Val Go !