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L’Équateur affirme détenir le deuxième plus grand gisement mondial d’or

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L’Équateur détient «probablement» le deuxième plus grand gisement mondial d’or, situé près de la capitale Quito et qui sera mis en exploitation vers 2024, a affirmé vendredi le vice-ministre des Mines, Fernando Benalcazar.

«Lorsque cette mine entrera en production ici, en Équateur, à 90 km de Quito, nous aurons, ni plus ni moins, la troisième production mondiale d’or. En réserve, il s’agit probablement de la seconde plus grande mine du monde», a déclaré M. Benalcazar à la chaîne Uno. 

La construction de cette mine souterraine dans la province d’Imbabura devrait commencer en 2021 et l’exploitation démarrer trois ans plus tard, pour une durée utile estimée à environ 66 ans. 

Selon le vice-ministre, les réserves d’or que représente ce projet ont été évaluées à 25 millions d’onces, et celles de cuivre à 11 millions de tonnes. Celles d’argent sont également «très élevées» et pourraient être les premières du monde, a-t-il soutenu. 

La plus grande mine d’or du monde en termes de réserves est actuellement celle de Grasberg, en Indonésie, exploitée par l’américain FreePort-McMoRan. 

Le projet minier équatorien, baptisé Cascabel, a été confié à la compagnie australienne SolGold. Pendant les 25 premières années, la mine devrait produire chaque année 1,4 million d’onces d’argent, 438 000 onces d’or et 207 000 tonnes de cuivre, selon les autorités équatoriennes. 

Le projet Cascabel se heurte cependant à l’hostilité de la population locale. Des associations demandent un référendum à l’instar de celui qui, en mars dernier, avait paralysé un projet minier du groupe canadien INV Metals dans le sud du pays.