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Nos routes en déroute: l’argent du 3e lien pour entretenir les routes, dit Nadeau-Dubois

Le PM rappelle qu’il a haussé le budget du réseau routier

Gabriel Nadeau Dubois
Photo d'archives, Simon Clark Le leader parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, invite le gouvernement à mettre l’argent du troisième lien sur l’entretien des routes.

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Les milliards de dollars promis pour la construction d’un troisième lien entre Québec et Lévis devraient plutôt servir à l’entretien des routes de la province, plaide le solidaire Gabriel Nadeau-Dubois.

Le leader parlementaire de Québec solidaire a réagi samedi matin au dossier du Journal qui révèle que 90 % des Québécois sont insatisfaits de l’état du réseau routier.

« Ça démontre que les investissements en matière d’infrastructures routières, nos investissements dans les routes du Québec, doivent servir d’abord et avant tout à entretenir les routes existantes, plutôt qu’à démarrer de nouveaux projets inutiles », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois en marge d’une session parlementaire extraordinaire de l’Assemblée nationale.

Le chemin Craig, entre Saint-Nicolas et Saint-Étienne-de-Lauzon, est parmi les plus endommagés au Québec.
Photo Stevens LeBlanc
Le chemin Craig, entre Saint-Nicolas et Saint-Étienne-de-Lauzon, est parmi les plus endommagés au Québec.

« Par exemple : le troisième lien, qui est une infrastructure qui va coûter très, très cher en fonds publics, qui n’est pourtant pas utile, qui n’est appuyée par aucun expert », a-t-il poursuivi.

Le Parti québécois a abondé dans le même sens. « Les gens du Québec, quand ils voient leurs routes, le piètre état dans lequel elles sont, ils veulent qu’on commence par réparer celles qui existent », a déclaré son leader parlementaire, Martin Ouellet.

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec la porte-parole de CAA-Québec, Annie Gauther, à QUB radio:

Favorable au troisième lien, le Parti libéral a plutôt invité le gouvernement Legault à réinvestir pour mettre à niveau le réseau routier. Sébastien Proulx donne l’exemple du chantier de rénovation des écoles qu’il a lancé, alors qu’il était ministre de l’Éducation.

« Je pense que ce qui est fait en éducation, ce qui devait être fait en éducation, s’applique également au réseau routier », a commenté le leader parlementaire du PLQ.

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Réinvestir

Le premier ministre François Legault reconnaît que les routes du Québec sont dans un mauvais état et assure que son gouvernement a commencé à réinvestir.

« Les Québécois ont raison, les routes sont en très mauvais état », dit-il, en référence au sondage Léger-Le Journal.

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec le chef de notre Bureau d'enquête, Jean-Louis Fortin, au sujet des routes:

Mais M. Legault pointe l’ère libérale pour ce laisser-aller. « Jean Charest avait promis, en 2007, de régler ce problème-là, d’investir beaucoup, dit-il. Ça n’a pas été fait. »

Le premier ministre rappelle que, dans son premier budget, son gouvernement a fait passer de 16 milliards à 20 milliards $ les sommes prévues pour le réseau routier, une hausse de 25 %. « Mais on ne pourra pas régler ça en quelques mois », fait-il valoir.