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Nos routes en déroute: «les Québécois ont raison, les routes sont en très mauvais état», dit Legault

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Le sondage montrant que les Québécois sont dégoûtés par l’état du réseau routier de la province a fait régir samedi à Québec, où les élus siégeaient exceptionnellement dans le cadre de l’adoption du projet de loi sur la laïcité du gouvernement Legault.

«Les Québécois ont raison: les routes sont en très mauvais état», a commenté le premier ministre François Legault en rejetant toutefois le blâme sur les libéraux de Jean Charest, qui, en 2007, avaient promis de s’attaquer de front au problème.

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  • ÉCOUTEZ l'entrevue de la porte-parole de CAA-Québec, Annue Gauthier, à QUB radio:

«Ça n’a pas été fait. Nous, la première chose qu’on a faite dans le plan québécois des infrastructures – le gouvernement avait prévu 16 M$ –, nous, on a augmenté cela à 20 M$, une augmentation de 25%, mais on ne pourra pas régler cela en quelques mois», a-t-il expliqué.

Pour Québec solidaire, la perte d’expertise au sein du ministère des Transports du Québec au profit du privé est l’une des causes qui expliquent l’état lamentable du réseau routier actuel.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Par ailleurs, M. Legault croit que les investissements dans les routes doivent d’abord servir à l’entretien, plutôt que de «démarrer de nouveaux projets inutiles», a-t-il expliqué devant les médias.

«Par exemple... le troisième lien: une infrastructure qui va coûter très très cher en fonds publics, qui n’est pourtant pas utile, et qui n’est pas appuyée par les experts. Prenons soin de celles qu’on a déjà!», a-t-il martelé.

Pour le Parti québécois, l’entretien des routes est une question de sécurité.

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec le chef de notre Bureau d'enquête, Jean-Louis Fortin, au sujet des routes:

«Les gens du Québec, quand ils voient le piètre état de leurs routes, ils veulent qu’on répare celles qui existent», a déclaré Martin Ouellet, du Parti québécois, en faisant référence au troisième lien.

Pour les libéraux, il faut «continuer à faire ce qu’il faut faire», a déclaré d’entrée de jeu Sébastien Prouls, député de Jean-Talon.

«Il faut entretenir notre réseau et, oui, continuer à le développer. Quand on est au gouvernement, vient avec cela des responsabilités, soit maintenir à niveau nos infrastructures», a-t-il lâché.