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Omnium des États-Unis: quand le jeu court va tout va

Justin Rose voit Gary Woodland s’emparer de la tête à l’Omnium des États-Unis

Justin Rose a réalisé d’excellents coups roulés au cours de la deuxième ronde, vendredi.
Photo AFP Justin Rose a réalisé d’excellents coups roulés au cours de la deuxième ronde, vendredi.

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PEBBLE BEACH, Californie | On ne le répètera jamais assez, un jeu court à point est un gage de réussite. Sans lui, impossible d’afficher un bon score. Justin Rose l’a prouvé en deuxième ronde de l’Omnium des États-Unis, vendredi.

L’homme à la médaille d’or olympique n’a pas brillé des tertres et des allées par une journée brumeuse ponctuée par des épisodes de bruine et d’éclaircies à Pebble Beach. Il a néanmoins réussi à sauver sa peau en contrôlant à merveille ses approches.

De l’herbe longue ou du sable, il a frôlé la perfection. À son second trou du jour, il s’est signalé avec une merveilleuse approche coupée lui permettant de donner le coup d’envoi.

Avec ses trois oiselets et ses deux bogueys, il a ramené une carte de 70 (-1), mais il n’a pu conserver la tête de l’Omnium américain. Il a remercié son jeu court qui l’a sauvé dans les moments opportuns pour conserver son avance en fin d’avant-midi.

Il a toutefois vu Gary Woodland le dépasser en fin de journée en brillant sur les verts. L’Américain de 35 ans aux trois titres sur le circuit de la PGA compile une fiche de -9, deux coups devant le Britannique.

«Mon jeu court est vraiment solide cette semaine. J’ai calé beaucoup de roulés à l’intérieur de 10 pieds. Je gère bien mon jeu. Quand j’ai raté des coups aux mauvais endroits, j’ai réussi à sauver la mise. Pour l’instant, je n’ai pas commis de grosses gaffes.»

Impressionné

Son compagnon de jeu lors des deux premières rondes, Jordan Spieth, l’a encensé à sa sortie du parcours.

«Ses approches et ses roulés sont magnifiques. Il ne frappe pas aussi bien qu’il le voudrait, mais il figure parmi les meneurs du US Open. Ça fait peur. S’il commence à bien frapper ce week-end, avec son jeu autour et sur les verts, ce sera spectaculaire. J’ai récolté plus d’oiselets et il est six coups devant moi. Ça démontre donc toute l’importance du jeu court.»

À sa 14e présence à l’Omnium des États-Unis, le golfeur de 38 ans n’a jamais été en meilleure position après deux rondes. Lors de sa victoire à Merion en 2013, il figurait au troisième rang et avait reculé au cinquième à l’issue de 54 trous.

«Je suis très confortable avec mon rendement actuel. Je ne contrôlais pas tout à fait mon jeu long à Merion. C’est encore le cas ici à Pebble. C’est bien d’être en plein dans la course vers les rondes du week-end quand tu dois encore travailler certains points. Si tu te sens parfait après deux jours, c’est parfois difficile de garder la cadence en rondes finales.»

Autre exemple

Le Canadien Nick Taylor a aussi témoigné de l’importance de maîtriser ses cocheurs dans les moments cruciaux. En flirtant directement avec le couperet, il a réussi à sauver la normale avec une splendide approche coupée au trou final. Il participera ainsi aux rondes finales.

Le couperet est tombé à +2, regroupant 80 joueurs. À 144 coups, il s’agit du second couperet le plus bas de l’histoire à égalité avec les éditions de 1993 à Baltusrol et 2009 à Bethpage Black.

Les Raptors à Pebble

Les énormes maisons valant des millions de dollars sont alignées en bordure du parcours de Pebble. L’une est ressortie du lot au 4e. En territoire des Warriors de Golden State, on y apercevait un large drapeau canadien accompagné d’un drapeau des Raptors au lendemain du premier titre de championnat de l’équipe.

Histoires de pantalons

Les dieux du golf ont sévèrement puni Ian Poulter, vendredi. Au 3e, cette normale 4 de 394 verges, l’Anglais a inscrit un 8 à sa carte. En fâcheuse position dans le haut fétuque en bordure du vert, il a raté deux coups d’approche. Ce qui l’a échaudé un tantinet. Les dieux ont ainsi trouvé une façon de réprimander sa tenue vestimentaire. Poulter avait enfilé un chandail mauve et des pantalons roses. Un peu tard pour fêter Pâques... Ils ne pouvaient donc faire autrement. Même Brooks Koepka a hoché de la tête en l’apercevant en matinée au terrain de pratique.

Pas pour le « look »

Tant qu’à faire dans la mode, il faut expliquer la coiffure de Rickie Fowler. Depuis le Championnat de la PGA, le golfeur laisse pousser un mullet dans son cou. Cette « magnifique » coiffure est l’œuvre de son collègue Jason Dufner. Il attire l’attention à sa façon pour ainsi parler de ses œuvres caritatives avec les enfants. « Des amis de Jason et moi sont passés à la maison. Ils avaient des enfants qui jouaient au hockey et à la crosse. Ils ont de plus belles coiffures que nous. Dufner et moi étions inspirés par les mullets. Donc nous avions appelé ce moment de l’année «mullet en mai». C’est pour le plaisir, pas pour le look. » Peut-être se présentera-t-il avec un nouveau look dimanche s’il a une chance de gagner le trophée.