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Tout a commencé avec les Expos pour Eddy Toledo

Tout a commencé avec les Expos pour Eddy Toledo
Photo d'archives, Agence QMI

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BOCA CHICA | Maintenant superviseur des recruteurs en République dominicaine pour les Mariners de Seattle, Eddy Toledo a fait ses débuts dans le milieu avec l’organisation des Expos de Montréal au début des années 1970.

Toledo, 66 ans, convient que les choses ont changé complètement depuis le jour où, encore adolescent, il occupait un rôle de recruteur international à temps partiel sous la supervision de Mel Didier. Ce dernier tenait le poste de directeur du recrutement et du développement des joueurs pour les Expos, dès l’expansion de 1969 jusqu’en 1975.

«J’ai eu mon premier boulot dans le baseball comme “bird dog” en République dominicaine pour les Expos pendant deux ou trois ans, se souvient vaguement Toledo. Mel m’a bien appris, c’était un gars droit et il a été bon avec moi. C’était un travaillant.»

Depuis, le sympathique Dominicain a fait son chemin dans son pays natal, œuvrant notamment pour les Mets de New York, de 1981 à 2006, et pour les Rays de Tampa Bay, de 2006 à 2012. Embauché par les Mariners en 2013, il est réputé pour avoir déniché plus de 40 joueurs du baseball majeur, dont Nelson Cruz, Jose Reyes, Octavio Dotel et Alex Colomé.

«Avant, un recruteur pouvait dire “j’ai signé ce gars-là”, maintenant on ne peut plus dire ça, précise toutefois Toledo. Aujourd’hui, c’est l’organisation qui embauche un joueur. Il y a beaucoup de personnes qui voient jouer l’athlète avant qu’un contrat lui soit offert.»

Un goût différent

Visiblement, Toledo regrette ces années où, comme un chercheur d’or, il partait seul à la recherche de la plus brillante des pépites.

«C’est complètement différent de l’époque où j’ai commencé, constate-t-il, tout en gardant le sourire. Avant, c’était du vrai recrutement. Il fallait sortir, explorer différentes régions, se retrouver à des endroits perdus pour trouver le meilleur joueur. C’était plus excitant. Il n’y avait pas de téléphone cellulaire. Maintenant, il y a aussi tous ces entraîneurs qui t’appellent et qui veulent te montrer leurs joueurs.»

Toledo blâme surtout le côté business qui vient désormais entourer le baseball en République dominicaine. De moins en moins de ligues amicales, de plus en plus d’agents et d’entraîneurs souhaitant former en privé de futurs professionnels afin de toucher une part du gâteau.

«Les jeunes avaient une plus grande passion pour le baseball par le passé, croit Toledo. Aujourd’hui, je sens que la plupart d’entre eux veulent surtout devenir célèbres ou avoir de l’argent. Le baseball n’a plus le même goût.»

Faut croire que le goût n’est pas si mauvais puisque Toledo fêtera bientôt ses 50 ans dans le domaine du recrutement international.