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Vies de pères

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Les papas prennent de mieux en mieux leur place dans la vie comme dans nos séries télé. Si pendant longtemps les mamans ont porté les familles à bout de bras telles des superwomen, les pères bâtissent leur complicité et s’impliquent davantage, comme en témoignent ces personnages vus cette saison sur nos ondes.

► Papa (Patrice Godin)

Jenny

Photo courtoisie, UNIS TV

Cette chouette série réaliste d’Unis TV suit le quotidien d’une adolescente dans son combat contre la leucémie, puis de sa rémission. À ses côtés, il y a son papa, un homme bon qui jongle avec toutes ses occupations, mais surtout qui veille sur le bien-être de sa fille et de son fils. Monoparental, il est de tous les combats, bienveillant. La petite cellule familiale, bien que vulnérabilisée par la maladie, est solide grâce à lui.


► Philippe O’Hara (Louis-David Morasse)

O’

Photo courtoisie, Serge Gauvin

On peut dire que ce fils à papa, rangé et rationnel, en aura vu de toutes les couleurs. Surtout côté cœur. Il a toujours tenté de s’affranchir, ce qui n’est pas facile avec l’étiquette du bon gars. Il a deux enfants, Éric et Anne, que nous avons vu vieillir au fil de la série. Protecteur, il veille à leur succès, les pousse d’ailleurs parfois trop, s’inquiète de leurs fréquentations, est fier de leurs accomplissements. C’est un père qui veut beaucoup. Il a d’ailleurs toujours été aux premières loges des compétitions d’Anne, et Eric semble vouloir suivre ses traces.


► Bruno Gagné (Michel Charrette)

District 31

Photo courtoisie, Radio-Canada

Un père reste toujours un père même s’il est privé de ses enfants. Bruno a connu ce bonheur. C’est aussi la cause de sa plus grande tristesse. Bruno a perdu ses enfants dans un incendie. Au fil d’enquêtes, il découvrira qu’il n’y avait rien d’accidentel. Ce qui rend son travail de sergent-détective aux homicides, spécialiste des disparitions d’enfants, très difficile. Cette vulnérabilité rend aussi ce grognon à ses heures touchant. Il demeure protecteur et le défenseur de la fille de sa blonde. Et de tous les enfants d’ailleurs. Ce qui rend la finale de la dernière saison, alors que les roues de sa voiture frappent un petit corps, encore plus horrible.


► Antoine Duchesne (Guillaume Lemay-Thivierge)

Ruptures

Photo courtoisie, Radio-Canada

Ce comédien, papa d’une adolescente (sa vraie fille d’ailleurs), aidant naturel d’une conjointe souffrante sans autonomie, doit conjuguer sa douleur de laisser partir la femme qu’il a aimée, grâce à l’aide médicale à mourir, et la rage de sa fille qui n’accepte pas de la laisser aller. Antoine est pris dans une situation délicate qui est en train de briser les liens qui l’unissent à sa fille. Pourtant, Antoine a toujours été présent et compatissant, mais sa fille se sent trahie lorsqu’il rencontre Ariane. Comme si le nouvel amour de son père venait détruire sa famille alors que, malheureusement, c’est la maladie qui les sépare. Il demeure impuissant, accablé et heurté. Une réconciliation sera-t-elle possible avec sa fille ?


► Bernard Boudrias (Benoît Gouin)

L’Heure bleue

Photo courtoisie, Eric Myre

Homme intransigeant, il montre peu ses émotions. Relation conflictuelle avec son fils aîné, Raphaël, qu’il a élevé dans des circonstances troubles, deuil de son plus jeune, Xavier, ce papa pour qui tout doit rouler en a pris pour son rhume. Ajoutons à cela qu’il n’a pas su donner le soutien nécessaire à sa fille adolescente, Clara, en perte de repère quand sa mère a décidé de quitter la maison. Bernard a encaissé les coups et dû s’assouplir, voire s’adoucir pour rebâtir son lien avec Raphaël, le rebelle, et Clara, devenue elle-même une jeune mère.


► Benjamin Courchesne (Guillaume Cyr)

Une autre histoire

Photo courtoisie, Radio-Canada

Papa dévoué, patient et très présent puisqu’il travaille à la maison où il écrit un blogue. Il enseigne aussi à temps partiel au secondaire. Il est donc toujours là pour les jumelles Vivianne et Savanna. Cette dernière, plus aventurière, provoque d’ailleurs quelques surprises dans une éducation qu’il veut plutôt complice et collaborative. Un papa gâteau et calme qui doit conjuguer avec une mère moyennement maternelle et plus impulsive qui a d’ailleurs quitté le nid familial.


► Joe (Michel Laperrière)

5e rang

Photo courtoisie, Radio-Canada

Dans les premiers épisodes, Joe et son conjoint Sam avaient un côté antipathique. Commères du village, ils mettaient leur nez partout et avaient une opinion sur tout. Avec le temps, on leur a trouvé un côté touchant. Joe est papa. Mais quand il s’est affirmé gai, il n’a plus été capable de voir sa fille. Aujourd’hui, il est grand-père et ne veut pas passer à côté de la présence de son petit-fils, qui ignore son existence. Joe a complètement été écarté de la vie des siens. Comme si son homosexualité avait été une trahison, voire pire. Après l’école, Sam et lui passent de longues minutes à surveiller la cour de leur auto, question de s’imprégner un peu de la vie du petit, à distance. Une habitude inquiétante, certes. Mais ce vide lui pèse et, malheureusement pour lui, sa fille ne laisse place à aucune ouverture.


► Bruno Saulnier (Alexandre Goyette)

L’échappée

Photo courtoisie

Père absent d’un ado, cet ancien champion d’arts martiaux mixtes n’entend pas à rire. Il a peu connu son fils, Maxime, et reste campé dans des valeurs conservatrices. Il s’avère sévère et colérique. Il n’endosse pas du tout le mode de vie de son fils, qui entretient une relation complexe avec un homme qui pourrait être son père. La paternité, ce n’est pas pour lui.


► Pierre (Marc Messier)

Boomerang

Photo Martin Alarie

Ce fonctionnaire à la retraite a deux filles : Stéphanie, casée, et Karine, plus impulsive, celle qui vogue au gré de la vie et qui, secrètement, lui ressemble le plus. À la maison, il a toujours laissé sa femme mener. Il pensait d’ailleurs se la couler douce jusqu’à ce que Karine et Patrick emménagent. Si la cohabitation a nécessité quelques ajustements, Karine sait comment prendre son petit papa pour l’amadouer.


► Jean-Sébastien Labelle (Antoine Pilon)

Demain des hommes

Photo courtoisie, Radio-Canada

Jeune père de 20 ans, Jean-Sébastien a dû rapidement prendre ses responsabilités. Évidemment, l’arrivée de sa petite puce a tout précipité. Il est devenu un homme trop rapidement alors qu’il a encore un pied dans l’adolescence et veut profiter de sa jeunesse. C’est le grand tiraillement. Celui qui rêvait d’une carrière de joueur de hockey doit travailler dans un garage pour payer couches et purées et compromettre ses aspirations. C’est l’apprentissage de la vie à la dure. Mais il n’est pas dépourvu d’amour pour sa petite fille à qui il aimerait offrir la Lune.