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Dans nos archives: un «cauchemar sur la 40» survenait il y a 30 ans

C’était en 1989

Accident
Photo d'archives, Le Journal L’autobus roulait sur l’autoroute 40 direction ouest, quand il a heurté le camion.

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Le 16 juin 1989, il y a 30 ans, une femme est morte et 33 autres personnes ont été blessées lors d’une collision entre un camion et un autobus de personnes âgées, sur l’autoroute 40, à proximité de Québec.

Le Journal de Québec du lendemain titrait alors « Je voyais du sang partout » avec une image particulièrement difficile du photographe Daniel Mallard, qui montrait une femme blessée aidée par plusieurs secouristes.

<i>Le Journal</i> avait publié  en une la photo de cette femme blessée portée par des secouristes.
Photo d'archives, Le Journal
Le Journal avait publié en une la photo de cette femme blessée portée par des secouristes.

« Cauchemar sur la 40 », pouvait-on lire dans l’une des nombreuses pages de votre quotidien.

Vaine tentative

L’accident majeur est survenu en début de matinée, en direction ouest, non loin de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, dans le secteur de Portneuf. Le camion était à la renverse sur la chaussée lorsque l’autobus l’a heurté à la sortie d’un poste de pesée routière. Le chauffeur du dix roues affirmait avoir fait l’impossible pour l’éviter.

« J’ai eu beau freiner, il a continué sa course sur la gauche et la collision est survenue », avait expliqué Gilles Dubeau.

Le groupe d’aînés de Saint-Étienne et Breakeyville, sur la Rive-Sud, devait se rendre à Trois-Rivières, puis aux grands feux d’artifice de La Ronde, à Montréal. Leur excursion a tourné au drame. Ironie du sort, le mari de la victime de 64 ans était lui-même un chauffeur d’autobus à la retraite. Ils avaient acheté leurs billets des mois à l’avance pour ce voyage.

Des mesures d’urgence exceptionnelles avaient mobilisé des dizaines de personnes. Plus d’une dizaine d’ambulances ont fait la navette entre le site de l’impact et huit hôpitaux de la région.

En crise

« J’étais à l’arrière de l’autobus. Nous étions tous les uns contre les autres. Il y en avait qui criaient et qui pleuraient. Je voyais des blessés et du sang partout. Je pensais que nous ne pourrions jamais sortir de là. »

Habitué aux simulations, le CHUL avait réussi à libérer une partie de sa salle d’urgence, en plus de trois blocs opératoires pour accueillir les blessés. Selon les dires d’un policier à l’époque, de telles mesures d’urgence n’avaient pas été nécessaires depuis un écrasement d’avion survenu dix ans plus tôt, en 1979.

– Texte et recherche : Jean-François Racine et Stéphane Doré