/entertainment
Navigation

En vélo, la tête sous le casque!

En vélo, la tête sous le casque!
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Porter un casque à vélo, que ce soit pour une courte course au dépanneur ou pour une longue randonnée, protège la tête des cyclistes qui tiennent à la vie.

Pierre Daigle en est la preuve vivante. Son casque lui a sauvé la vie, lorsqu’une voiture l’a percuté à 80 km/h sur le boulevard Hamel, à Québec, après qu’il ait exécuté une manœuvre dangereuse.

« À partir de là, j’en ai eu pour 24 mois sans me rappeler rien de tout ce qui s’est passé. J’ai été en fauteuil roulant longtemps. Une vie qui bascule, c’est vraiment ça. Si je n’avais pas eu de casque, aujourd’hui on ne se parlerait pas, parce que le casque m’a sauvé la vie », affirme l’homme qui a subi un traumatisme crânien, dans une capsule préventive de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

« Les chutes à vélo peuvent causer de graves blessures à la tête, et même la mort », rappelle la SAAQ par le biais de son site internet.

Bien que son port ne soit pas obligatoire, sauf pour les conducteurs de vélos électriques, un casque bien attaché et ajusté « absorbe les chocs », « répartit l’impact sur une plus grande surface » et « est essentiel pour éviter le pire ».

Ce dernier se place donc au milieu de la tête, en mesurant la largeur d’un doigt entre les sourcils et le casque. Ses sangles bien tendues forment un Y sous le lobe de l’oreille, et l’ajustement de la boucle permet d’insérer un doigt sous le menton. Il est important que le casque ne bascule pas et ne soit pas trop serré.

Lequel choisir ?

Que ce soit un casque à 50 $ ou à 400 $, l’essentiel est que le modèle choisi soit approuvé par l’un des organismes suivants : CSA, CPSC, ASTM, CEN ou SNELL, qui « répond à des normes de performance, dont la résistance à l’impact », conseille la SAAQ.

Le casque le plus innovant sur le marché, le <b>Giro Aether Mips</b>, vendu 419,99 $, chez Lessard Bicycles.
Photo courtoisie, Lessard Bicycles
Le casque le plus innovant sur le marché, le Giro Aether Mips, vendu 419,99 $, chez Lessard Bicycles.

François Gariépy, copropriétaire de Lessard Bicycles, explique qu’il y a « deux grandes familles de casques : de montagne et de route ». La principale différence réside dans la palette.

L’absence de celle-ci sur les casques de vélo de route permet d’augmenter la visibilité du cycliste, qui adopte une position plus agressive, penchée vers l’avant, et de détendre son cou. La ventilation, l’aérodynamisme et la légèreté font partie des caractéristiques qui varieront s’il s’agit d’un casque pour coureur cycliste de type rouleur ou grimpeur.

Le casque <b>Garneau Eagle</b>, l’un des plus populaires au Québec, d’une valeur de 54,99 $, chez Lessard Bicycles.
Photo courtoisie, Lessard Bicycles
Le casque Garneau Eagle, l’un des plus populaires au Québec, d’une valeur de 54,99 $, chez Lessard Bicycles.

Dans le cas d’un casque de vélo de montagne, « la palette est importante, ce n’est pas qu’une question de style », affirme M. Gariépy. Elle protège du soleil, des branches, du vent, de la pluie, etc. Certains cyclistes vont même opter pour une visière. Souvent, ces casques vont aussi offrir une protection plus basse à l’arrière.

La SAAQ ne recommande pas d’acheter un casque d’occasion, puisqu’il est difficile de savoir si celui-ci a été endommagé. « Dès qu’il subit un impact, le casque de vélo n’est plus efficace », indique la SAAQ. Voilà pourquoi il faut aussitôt le remplacer lorsque celui-ci est échappé ou s’il a une fissure.