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J’aimerais remercier la personne derrière le piratage de Radiohead

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 Plus tôt cette semaine, Radiohead annonçait qu’il a été piraté. 

 Radiohead - MINIDISCS [HACKED] 

Photo courtoisie

 ★★★★ 

 En effet, un malfrat aurait mis la main sur des archives du projet culte datant de l’enregistrement de son album événement Ok Computer (1997). 

 Le vide-gousset aurait réclamé 150 000 $ auprès du groupe. On imagine que le chanteur Thom Yorke s’est lancé dans une longue complainte (à l’image de plusieurs de ses envolées lyriques, en effet) avant de finalement offrir le matériel en écoute sur radiohead.bandcamp.com. 

 Pour une trentaine de dollars, les fans peuvent également télécharger le butin (plus de 18 heures de musiques, expérimentations et maquettes de tubes en devenir). Mieux encore, ces sous sont ensuite versés à Extinction Rebellion, un organisme caritatif. 

 Pendant ce temps, le voyou est penaud chez lui avec 18 minidisques (oui, oui) qui n’ont plus tant de valeur. 

 Le squelette d’un monstre 

 Ainsi, deux ans à peine après la parution de OKNOTOK 1997 2017, un coffret soulignant le 20e anniversaire de l’album qui aura inspiré bon nombre de contemporains avec son rock éthéré (parlez-en à Karkwa qui en est venu à en avoir marre des comparaisons), Radiohead en rajoute — bien malgré lui — avec encore plus de démos et de versions à l’état brut de chansons qui allaient souvent devenir polies et bidouillées — parfois à outrance — par la suite. 

 Ici, le mélomane s’improvise spéléologue en explorant ces 18 heures d’enregistrements intimes. Une expérience rare et rafraîchissante, même. 

 Pour celles et ceux qui auraient décroché d’Ok Computer, voici une occasion en or de le revisiter sans fard ni attentes. 

 Tentez le coup ! 

 Bruce Springsteen - Western Stars 

Photo courtoisie

 ★★★ ½ 

 C’est connu, le Boss se tient en forme et, visiblement, l’endorphine fait son chemin jusqu’à ses ambitions. Après une série de concerts sur Broadway — accompagné d’un album et d’une captation pour Netflix —, Springsteen s’inspire du country et, fort heureusement, s’en tire indemne. Bien que le tout aurait mieux passé — à mon humble avis — avec moins d’artifices et de violons, Western Stars demeure un exercice de style convaincant et fort appréciable. 

 Artistes variés - 1960 : la grande époque des boîtes à chansons 

Photo courtoisie

 ★★★  

 Échos Vedettes (oui, oui) s’associe au label Musicor pour une première compilation de pièces immortelles datant de l’époque glorieuse des boîtes à chansons. Au programme, de grands noms (Jean-Pierre Ferland et Renée Claude, notamment) et des classiques, évidemment. Outre l’idée de ramener à l’avant un certain patrimoine (on oublie à quel point La vie d’factrie de Clémence Desrochers est touchante... et toujours aussi pertinente), l’initiative permet également de « contaminer » une nouvelle génération de mélomanes, voire d’artistes en devenir. 

 Avicii - TIM 

Photo courtoisie

 ★★★ 

 Œuvre posthume entamée avant le suicide du fameux producteur pop EDM suédois, TIM est autant un ultime « au revoir » incroyablement sombre qu’un LP toujours en gestation. Est-ce là la vision d’Avicii pour son troisième LP ? Difficile à dire (son label soutient que l’offrande était quasi terminée). Bien que le produit aurait été bouclé dans le plus grand respect, l’essentiel des pièces demeure au ras des pâquerettes en retirant le drame les entourant de l’équation. Les fans vont adorer. Les autres mélomanes, eux, trouveront le tout correct, sans plus. 

 Coup de coeur 

  

 KNLO - Sainte-Foy 

Photo courtoisie

 ★★★★ 

 On ne sait pas ce qu’ils mettent dans l’eau des abreuvoirs du Alaclair High, mais c’est du bon. Quelques semaines après la parution du premier album solo de Robert Nelson, son collègue KNLO — accompagné de VLooper à la réalisation — renchérit avec un deuxième LP. À l’image de Long jeu, livré il y a trois ans déjà, KNLO déjoue les attentes en flirtant avec les tendances pop et trap du moment (bien sûr), mais aussi en explorant la musique makossa camerounaise sur le hit Ça fait mal qui conclut l’œuvre. On demeure en terrain connu, certes, mais la route est imprévisible, disons. Bien joué !