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Kean a gagné sa guerre mentale

Simon Kean a pleinement savouré sa revanche contre Dillon Carman.
Photo Martin Chevalier Simon Kean a pleinement savouré sa revanche contre Dillon Carman.

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SHAWINIGAN | J’étais aux abords du ring pour le combat entre Simon Kean et Dillon Carman samedi au Centre Gervais Auto.

L’ambiance qui régnait dans le domicile des Cataractes était un mélange de fébrilité, de nervosité et de joie.

Mon collègue Réjean Tremblay était à ma gauche pour le duel. Durant les rounds, on ne se parle pas. On analyse tout ce qui se passe sur le ring. On note le moindre geste des deux boxeurs qui peut faire la différence. Puis, on note chaque assaut selon notre perception.

Avant le deuxième choc Kean-Carman, j’ai eu de la difficulté à faire une prédiction. Je le voyais comme un choc 50-50. C’était un duel entre deux cogneurs avec une mâchoire suspecte.

Première cloche. Carman s’est mis en marche sans trop respecter Kean, qui était très tendu. Il l’a atteint assez solidement pour installer le doute chez le boxeur local. Cependant, même s’il a vacillé à deux reprises, Kean n’a pas paniqué.

Il savait que le chemin pourrait être ardu pour accéder à la victoire. Le Trifluvien a prouvé qu’il était prêt pour la guerre, comme il l’avait affirmé après la pesée. Au terme d’un deuxième round en dents de scie, son entraîneur Jimmy Boisvert l’a brassé pendant qu’il donnait ses directives. Un petit discours de motivation qui a fait tourner le vent de côté.

Un Grizzly enragé

Kean est sorti de son coin comme un grizzly enragé. Il a brassé Carman et l’arbitre a mis fin à l’affrontement.

L’Ontarien m’a déçu dans ce combat. Lorsqu’il s’est retrouvé dans le pétrin, il m’a fait penser au même boxeur qui est allé encaisser un chèque en Russie en février dernier.

Il n’a pas été très combatif au troisième assaut même si sa force de frappe avait pu lui permettre de faire reculer Kean. Et peut-être même de gagner le combat. Je ne suis pas convaincu par l’idée d’une trilogie entre ces deux colosses.

Kean doit passer à un autre dossier. Il doit regarder devant et pas derrière lui. Mladen Miljas, le champion canadien des lourds, est une bonne cible pour la suite des choses.

Le fameux rapport

Après le combat, Camille Estephan se promenait avec le dernier des trois rapports du camp d’entraînement de Kean. C’est rendu la norme pour les boxeurs impliqués dans des affrontements importants.

C’est la première fois que je voyais un promoteur l’exposer aux médias. Cette fois, Kean n’a rien lésiné dans sa préparation physique et on en avait la preuve.

C’est bien beau les statistiques avancées et les graphiques détaillés, mais il y a un élément incalculable : la préparation mentale.

Un athlète peut passer des heures au gymnase. Par contre, s’il ne croit pas en ses moyens, tout ce travail ne vaut rien ou presque. Il était là, le plus gros défi de Kean.

Samedi soir, devant ses partisans, il a remporté un combat important certes, mais il a aussi été capable de gagner la guerre mentale qu’il avait avec lui-même. Une victoire qui n’a pas de prix s’il souhaite gravir les échelons pendant la prochaine année.

Auger-Aliassime place ses pions

Simon Kean a pleinement savouré sa revanche contre Dillon Carman.
Photo Wenn

 

Félix Auger-Aliassime s’est incliné à sa première finale sur gazon en carrière. C’est très intéressant en prévision du tournoi majeur de Wimbledon, qui débute le 1er juillet. Ça veut surtout dire que sa blessure aux abducteurs est maintenant derrière lui et qu’il est capable de jouer à son plein potentiel. L’athlète possède les outils pour faire un bon bout de chemin sur la pelouse du All England Lawn Tennis Club. On verra comment il répondra à sa première participation à Wimbledon avec les joueurs de l’élite mondiale.

La WBA a gâché la fête

Simon Kean a pleinement savouré sa revanche contre Dillon Carman.
Photo Martin Chevalier

 

Andranik Grigoryan a vécu le plus beau moment de sa carrière professionnelle, samedi à Shawinigan. Il a signé une victoire convaincante contre Jorge Garcia Jimenez pour remporter la ceinture NABA des poids plumes. Cependant, le superviseur de la WBA n’a pas remis de ceinture au boxeur d’Eye of the Tiger Management. Un peu étrange. Tout était pourtant parfait. Les émotions étaient au rendez-vous. L’organisme de sanction aurait dû au moins remettre quelque chose au boxeur gagnant. Pas fort...

Les Raptors ont imité le CH de 1993

Simon Kean a pleinement savouré sa revanche contre Dillon Carman.
Photo AFP

Bien heureux de la conquête des Raptors de Toronto. Je me suis délecté du dernier match qui m’a tenu sur le bout de mon divan jusqu’à la fin. Comme le Canadien qui a gagné la coupe Stanley en 1993, les Raptors ont eu besoin d’une grande prestation d’un joueur de premier plan, de la chance et de l’apport des joueurs de soutien pour soulever le trophée des champions de la NBA. Kawhi Leonard a été aussi dominant que Patrick Roy l’avait été entre ses poteaux. Il a élevé son jeu d’un cran au bon moment.

Les Alouettes surprenants

Simon Kean a pleinement savouré sa revanche contre Dillon Carman.
Photo Agence QMI, Dario Ayala

J’ai écouté le premier match des Alouettes dans un bar sportif de Shawinigan. Le mot qui m’est venu à l’esprit : surprenant. Ils n’ont pas encore de vrais propriétaires. Leur entraîneur-chef a été remercié seulement quelques jours avant le premier coup d’envoi. Tous les éléments étaient réunis pour une autre défaite cinglante, mais ce n’est pas arrivé. Ils se sont battus jusqu’à la fin. Khari Jones doit confier les guides de l’attaque à Vernon Adams fils pour le prochain match. Il le mérite après avoir réussi quelques coups d’éclat.