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Plastic Laurent

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C’est fini, on ne la sauvera pas, la planète.

C’est en tout cas ce qu’on avait envie de se dire en regardant les images du dossier du Journal de la semaine dernière montrant tout ce plastique que le Saint-Laurent charrie vers les îles de la Madeleine.

Et encore ! Ce qu’on voit, c’est ce que la plage intercepte. Imaginez ce qui passe tout droit ou qui se retrouve dans les fonds marins.

Acheter pour jeter

Ce qu’il y a de bien, toutefois, avec ces histoires de plastique, c’est que ça montre de manière très tangible qu’on agit comme des cochons. Tous ces articles qu’on achète en sachant déjà qu’on va les jeter, on voit que ça pèse sur l’environnement, et le public réagit fortement. Quand on sait qu’un nouveau continent de déchets s’est formé dans le Pacifique, ça commence à être difficile de nier l’évidence.

Quand un objet disparaît, comme pour un bébé, il cesse d’exister pour nous. Le moindre objet de plastique qu’on a déjà utilisé se trouve toujours en train de ne pas se décomposer quelque part. Maintenant, on évolue et on le sait un peu plus.

Ce qui ne veut pas dire qu’il est aisé de changer nos comportements. J’essaie juste de remplacer l’eau en bouteille par une gourde lors de mes déplacements : ça me complique la vie. Imaginez devenir végétalien, maintenant !

Paysages dévastés

Pourtant, il faut continuer. On n’a pas le choix, parce que ce n’est pas tant la planète qu’on est en train de détruire que sa capacité de demeurer un habitat accueillant pour l’humain.

Et encore, le plastique, c’est ce qu’on voit. Il s’en trouve pour voir dans l’hiver rude et le printemps ingrat que nous connaissons une preuve que les changements climatiques sont une fumisterie. Étrangement, ils ne faisaient pas le même raisonnement lors de notre récent été caniculaire.

Les données sont claires, la Terre se réchauffe et le consensus scientifique sur la responsabilité humaine dans ce phénomène est ferme.

La question est à savoir si nous sommes assez intelligents pour réagir avant de voir plus de photos de paysages dévastés.

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