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Régis Lévesque au Temple de la renommée?

Régis Lévesque
Photo d'archives, Martin Alarie Régis Lévesque mérite sa place à l’International Boxing Hall of Fame, croit Don Majeski.

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SHAWINIGAN | Régis Lévesque, notre Régis national, pourrait se retrouver intronisé au Temple de la renommée de la boxe.

J’en rêve. Voir Régis dans les rues de Canastota, la petite ville située dans l’État de New York, près de Cooperstown où est situé le Temple du baseball, serait un régal.

– Pas certain que Régis parle anglais...

– À ce qu’on m’a dit, pas certain qu’il parle également le français !

Don Majeski
Photo Martin Chevalier
Don Majeski

La boutade est de Don Majeski, le maître d’œuvre d’une panoplie d’ententes et de combats dans la boxe professionnelle, qui était à Shawinigan pour discuter affaires avec Camille Estephan.

Mais le plus sérieusement du monde, s’il n’en tient qu’à Majeski, membre du comité de sélection qui soumet ses recommandations aux dirigeants de l’International Boxing Hall of Fame, Régis Lévesque serait un candidat de choix pour y être élu.

ENFIN UN PROMOTEUR CANADIEN

L’International Boxing Hall of Fame a été fondé en 1988. Depuis, les plus grands noms de la boxe s’y retrouvent. Jack Dempsey, Muhammad Ali, Joe Louis, Rocky Marciano, Sugar Ray Robinson et Oscar De La Hoya côtoient d’autres légendes.

« Il y a les boxeurs contemporains, les anciens qui ont livré leurs combats entre 1942 et 1983, l’ère de 1893 à 1942 et finalement les pionniers qui ont fondé la boxe avant 1893 », d’expliquer Majeski qui, avec deux autres spécialistes, soumet les recommandations.

On retrouve aussi une catégorie pour les promoteurs, les journalistes, les artistes et les officiels. C’est dans cette catégorie que l’arbitre Guy Jutras a été admis il y a deux semaines.

De légendaires promoteurs comme Tex Ricards, celui qui a organisé le combat entre Georges Carpentier et Jack Dempsey et été l’un des fondateurs des Rangers de New York, ou Bob Arum sont membres du Temple.

« Mais on aimerait souligner l’apport des promoteurs qui ont fait prospérer la boxe au Canada. Et à Montréal et au Québec, nul n’a fait plus pour la boxe que Régis Lévesque. Avec les moyens du bord, il a créé un marché formidable et bien vivant. Si quelqu’un proposait au comité le nom de Régis Lévesque, je serais son défenseur aux réunions de notre comité », de dire Majeski.

POURQUOI PAS GILLES PROULX ?

Majeski a expliqué que le nom de Lévesque doit être proposé par une personne crédible dans le monde de la boxe québécoise. J’ai fait le tour et ils sont plusieurs qui pourraient le faire.

Même qu’on pourrait ajouter Michel Beaudry à la liste.

Mais je pense que Gilles Proulx, avec toute sa passion et sa connaissance du milieu de la boxe au Québec, serait la personnalité idéale pour ouvrir la première porte menant au Temple de la renommée.

Proulx a acquis une grande expertise d’historien de l’histoire et de la petite histoire québécoise. Il a toujours été proche du milieu de la boxe et il a l’éloquence et le panache pour mener à bien cette première mission.

Don Majeski s’occupera du reste.

LA VICTOIRE D’UN HOMME

Simon Kean a eu la réponse qu’il cherchait désespérément au plus profond de lui.

Un, il est capable de prendre une droite sans que ses jambes ne le lâchent. C’est essentiel pour tout boxeur qui veut se vanter d’avoir une bonne mâchoire. Hier soir, Dillon Carman a atteint solidement Kean et à part une occasion, très courte, Kean a accusé les coups sans être en danger.

Deux, il est un homme solide. Tout le monde disait avant le combat que c’était le mental de Kean qui inquiétait. Serait-il capable d’affronter la tempête sans perdre la tête ? Pourrait-il aller puiser en lui les forces qui amènent les vrais hommes et les héros à continuer leur mission ?

La réponse, on l’a eue au troisième round. Il a passé le knock-out à Carman et par la suite, il s’est comporté en gentleman. Comme son adversaire d’ailleurs.

Quand il est monté sur les câbles pour saluer une foule survoltée, il était un homme libéré. Libre du doute et de la peur.

Il lui reste à apprendre à se protéger contre le jab et à se détendre dans le ring. Mais Rome ne s’est pas construite en un jour.

ADAM BRAIDWOOD : L’OBSESSION DE LA REVANCHE

Adam Braidwood est devenu le chouchou de Shawinigan. Hier, avant sa victoire, il a été accueilli par une belle ovation. Les gens l’ont acclamé tout au long de sa marche vers le ring.

Braidwood en était à son premier combat depuis sa défaite contre Simon Kean. Il a eu le temps d’apprendre à boxer. Nouveau jab, meilleur équilibre, tout s’est bien passé : « Je vais rester pour la finale. Je ne pense qu’à cette revanche contre Simon Kean. Tout le temps. Une vraie obsession », a-t-il dit après sa victoire.

SAM DÉCARIE... ET RIVAS EN COLOMBIE

Sam Décarie était dans le coin d’Artur Ziyatdinov pour son combat : « Je suis parti de la Colombie ce matin et j’y retourne demain », a-t-il indiqué en souriant.

Samuel Décarie est avec Oscar Rivas dans le coin de Bogota. Rivas s’entraîne à 7500 pieds d’altitude et il semble que les entraînements sont très durs pour le cardio. Ça pompe l’air et l’huile.

DANS LE CALEPIN – On m’a beaucoup parlé de Jean Pagé. Certains ont souligné que je n’avais pas parlé de la deuxième fille de Pagé. Elle s’appelle Alexandra, c’est une femme d’affaires et mère de deux garçons. Elle est fondatrice de Glub, compagnie spécialisée en vêtements pour bébés. Et elle est belle en dedans et en dehors comme les autres...

Hier, j’ai écrit que Serge « Brad » Fortin s’en venait à Shawinigan. De très méchantes langues ont dit que le « Brad » était pour Brad Marchand, que tout le monde déteste. Le peuple méchant n’a pas compris. C’était pour Brad Pitt. Les deux sont grands, minces, élégants, beaux et ont le cheveu qui commence à grisonner...

Constant Chabot, de Thetford, va présenter le gala du 29 juin dans le stade de baseball de la ville. Et Alexandre Tanguay, propriétaire de l’Océanic de Rimouski, veut répéter l’expérience réussie de novembre dernier.