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Paul Mukendi ne s’expliquera pas

L’accusé a décidé de ne pas témoigner devant le jury

Paul Mukendi, Accusé
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Alors que Paul Mukendi a choisi de ne pas se faire entendre devant le jury, la femme du pasteur, Carmen Mukendi, est venue à la défense de son conjoint pour dire qu’il n’était pas violent et qu’il « n’est pas un homme à femmes ».

Au procès du pasteur de l’Église Parole de Vie, c’était au tour de la défense de présenter sa preuve.

L’avocate de la défense, Dominique Bertrand, a toutefois annoncé qu’elle ne ferait pas témoigner l’homme qui fait face à neuf chefs d’accusation d’agressions sexuelles, voie de fait et menace de mort sur une victime entre 2002 et 2016.

C’est donc sa deuxième conjointe arrivée au Québec en 2013, Carmen Mukendi, qui est venue défendre le révérend.

Avec beaucoup d’émotion, parfois dévastée et d’autres fois avec colère, la femme de 35 ans affirme n’avoir jamais été violentée par l’accusé et que ce dernier « n’est pas un homme à femmes ».

Mme Mukendi a dit qu’il était « impossible » et « absurde » que son mari ait eu au moins quatre relations sexuelles avec la victime alors qu’elle était dans la maison. « J’ai un sommeil qui n’est pas profond [...] On dirait que je veille, j’entends tout », a-t-elle expliqué.

Plus encore, la conjointe du révérend se souvient de seulement deux passages de la victime à la résidence familiale du pasteur, lors d’une fête familiale et lors d’une visite impromptue où elle a surpris le couple dans le spa.

La femme du révérend s’est d’ailleurs attaquée à la victime lorsqu’il a été question de l’argent qui lui a été versé pour payer son loyer et sa passe d’autobus. « On l’a aidée de bon cœur, alors qu’elle n’utilise pas ça comme arme contre nous. »

La femme du couple qui vit essentiellement de « dons » a plusieurs fois dit être « la patronne de la maison ». Sur les relations hommes-femmes, la dame a cependant expliqué que « l’homme est le chef de la femme » comme « la Bible le dit ».

Des gens « jaloux »

Questionnée par la procureure Sonia Lapointe, Mme Mukendi s’est emportée à plusieurs reprises. « Je sais qu’il est innocent », a-t-elle dit au jury. Elle affirme que les policiers ont été « très partiaux » et « violents » quand elle a été interrogée par ces derniers au moment de l’arrestation du révérend.

Elle affirme aussi que des gens à l’extérieur de l’église de Vanier avaient « manigancé parce qu’ils étaient jaloux ». Au terme de ce témoignage, la défense a déclaré sa preuve close.

Me Lapointe a toutefois indiqué qu’une contre-preuve pourrait être présentée.