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La Ville de Québec se défend d’improviser dans le projet de tramway

Impossible d’avoir toutes les réponses, plaident les élus d’Équipe Labeaume

La Ville de Québec se défend d’improviser dans le projet de tramway
Photo courtoisie, Ville de Québec

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Attaquée par l’opposition pour ses consultations « bidon » en cours sur le réseau structurant, l’administration Labeaume s’est défendue, lundi, d’improviser même si elle peine à répondre à toutes les interrogations des citoyens.

«Je veux m’excuser aux citoyens de Québec de ce que leur fait vivre l’administration Labeaume. Je suis ressorti gêné de ces rencontres-là», a déploré le chef de l’opposition Jean-François Gosselin lundi soir lors de la séance du conseil.

«Des citoyens n’ont pas été pris au sérieux. Ils se sont présentés au micro avec des inquiétudes et des questions très légitimes.»

«En ce moment, j’assiste aux consultations et on n’a pas les réponses», a renchéri son collègue Patrick Paquet. «Savez-vous quoi? Je ne sais pas où ils l’ont pris le 3,3 milliards $... Ils ne sont même pas capables de répondre à une question sur le coût d’un seul kilomètre. C’est incroyablement désolant.»

Le président du RTC, Rémy Normand, et la mairesse suppléante, Michelle Morin-Doyle, ont assuré la réplique en l’absence du maire.

«C’est bien mal comprendre comment fonctionnent les différentes étapes d’un grand projet, selon la directive sur la gestion des projets majeurs, que de vouloir avoir un niveau de détails de fonctionnement et d’insertion au centimètre près alors que nous ne sommes pas encore à la conception définitive», a rétorqué Mme Morin-Doyle.

Les détails viendront plus tard

«Un grand projet, c’est comme un entonnoir : plus on avance dans le temps dans les analyses, meilleure est la documentation disponible et plus on raffine les détails», a-t-elle renchéri.

«Ce sont des rencontres sur la base de l’avant-projet qu’on est en train d’établir. Quand on va en planification plus fine et qu’on avance, il est évident qu’on a des réponses au fur et à mesure qu’on avance sur des détails. Là, on ne peut pas avoir toutes les réponses», a reconnu M. Normand en mêlée de presse.

Ouverture à des modifications

M. Normand s’est par ailleurs dit ouvert à des modifications au projet, sur la base des commentaires recueillis auprès de la population lors des trois séances de consultation.

«J’ai toujours parlé, depuis le début, d’un tracé de référence. C’est ça qu’on propose et qu’on met au jeu avec la population. De dire qu’on veut leur rentrer ça dans la gorge, ce n’est pas vrai, on va les voir justement pour les entendre! [...] Il y a l’acceptabilité sociale. On fait ce projet-là avec les citoyens et pour les citoyens. Ce n’est pas nous qui allons (le) dicter aux citoyens», a-t-il affirmé.


La troisième et dernière rencontre publique d’information aura lieu à l’édifice Andrée-P.-Boucher dans l’arrondissement Sainte-Foy, mardi soir, à 19 h.