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Bergeron peut passer à l’histoire aux NHL Awards

À la conquête d’un 5e trophée Selke, il rumine toujours la défaite des Bruins en finale

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Photo AFP Patrice Bergeron participant à l’activité médiatique des nominés aux trophées de la LNH, mardi, à Las Vegas.

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LAS VEGAS | Même le trophée Selke ne serait pas un baume approprié. Le cœur de Patrice Bergeron est toujours en lambeaux, une semaine après la défaite de ses Bruins en finale de la Coupe Stanley. N’empêche que s’il remporte ce soir l’honneur remis au meilleur attaquant défensif de la LNH pour une cinquième fois, l’attaquant passera officiellement à l’histoire.

Déjà, Bergeron se retrouve parmi les trois finalistes (avec Ryan O’Reilly et Mark Stone) pour une huitième fois, ce qui s’avère un record.

La fierté de L’Ancienne-Lorette revendique déjà quatre trophées Selke après ses triomphes de 2012, 2014, 2015 et 2017, ce qui le place sur un pied d’égalité avec l’ancien des Canadiens, Bob Gainey.

La saison dernière, l’opportunité de prendre seul le piédestal lui avait échappé quand Anze Kopitar, des Kings, avait remporté le Selke.

Mais qu’il fasse ou non l’histoire à la soirée de remise des trophées à Las Vegas, Bergeron n’a ni le cœur ni la tête à la fête. C’est la mine basse qu’il a rencontré Le Journal dans la ville du vice.

« Ce n’est pas ce trophée-là que je m’en allais chercher cette année. J’essaie de me mettre dans le bain des célébrations, ici, en ce moment, mais ce n’est pas évident », a soupiré celui qui est passé à une victoire de soulever pour une deuxième fois la coupe Stanley.

« Ça fait encore mal. Le fait de revenir ici et de me retrouver autour des joueurs et des médias, ça rend la chose encore plus difficile parce que je me fais poser des questions. Ce n’est clairement pas encore digéré de mon côté et j’essaie juste de faire le deuil de tous les efforts qu’on a mis depuis des mois. C’est sûr que je l’apprécie toujours de me retrouver en nomination pour le Selke, mais cette année... », a-t-il dit en marquant une longue pause, remuant la tête, toujours incrédule.

Encore face à O’Reilly

Celui qui a mené les Bruins en saison régulière avec un différentiel de +23 a aussi remporté plus de 56 % de ses mises en jeu pour une dixième saison de suite.

O’Reilly, qui lui a ravi la coupe avec les Blues, est celui qui a remporté le plus de mises en jeu, avec 1086.

Bergeron assure que si O’Reilly lui vole un autre trophée, il ne perdra pas plus le sommeil.

« Ce record n’a jamais été quelque chose que j’ai en tête. Ce que je veux par-dessus tout, chaque année, c’est de m’améliorer. Je travaille fort pour continuer de peaufiner des parties de mon jeu. C’est moi qui me retrouve ici en nomination, mais mes chiffres sont le résultat d’un travail collectif. C’est un style de jeu que je pratiquerais même s’il n’y avait pas de trophée pour ça », assure-t-il.

Hommage à Gainey

Le centre, qui a connu sa plus productive saison en carrière avec une récolte de 79 points, insiste toutefois. Il ne voudrait surtout pas avoir l’air de lever le nez sur la possibilité de passer à l’histoire en devançant une ancienne gloire qu’il admire en Bob Gainey.

« Ce n’est pas que ce n’est pas important à mes yeux, au contraire. J’ai toujours respecté la façon dont monsieur Gainey a joué. C’est la même chose hors glace pour son leadership. J’ai eu la chance de le rencontrer plusieurs fois et c’est quelqu’un de super humble. Ce sont des valeurs importantes. »

« J’apprécie tout ce qui entoure cet honneur, mais c’est juste que je n’en fais pas un objectif. Le véritable honneur, c’est ce pour quoi on s’est battus si fort en avril, mai et juin », a-t-il rappelé.

Dans les prochaines semaines, Bergeron savourera le repos du guerrier, lui qui s’est de nouveau blessé à l’aine en séries.

Contrairement à l’été dernier, cependant, il estime cette fois qu’une opération ne sera pas nécessaire.

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