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Comment profiter du congé

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Photo Agence QMI, Joêl Lemay Rémi Garde doit profiter de la pause internationale pour identifier les besoins urgents de l’Impact en vue de la prochaine période de transfert.

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Vingt jours de repos. C’est la pause qu’observe présentement l’Impact à cause des différentes compétitions internationales qui ont lieu, comme à l’habitude, aux mois de juin et juillet.

Pour une majorité de joueurs, cette période en est une de repos, mais pour plusieurs autres comme Samuel Piette ou Daniel Lovitz, c’est un moment dédié à défendre les couleurs de son pays. Ce changement d’atmosphère peut s’avérer aussi bénéfique qu’un congé. Entre un club et une sélection nationale, les différences sont immenses. Une autre manière de travailler, de nouveaux coéquipiers, une nouvelle dynamique, bref autant de façons de briser une routine et d’emmagasiner de nouvelles expériences.

Au final, ces presque trois semaines d’arrêt permettent aussi au personnel d’entraîneurs de prendre un peu de recul et de faire le vide au milieu d’une saison dont le rythme est effréné.

Parce que ce ne sont pas seulement les joueurs qui sont taxés physiquement et mentalement. Les coachs subissent une tonne de stress au quotidien. C’est bien de pouvoir souffler de temps à autre.

Un premier bilan

Après 18 matchs, il est temps pour Rémi Garde et son personnel de remettre la saison de l’Impact en perspective. Puisque la deuxième fenêtre des transferts s’ouvre le 7 juillet prochain, il faut faire le point une fois pour toutes sur les besoins urgents du Bleu-blanc-noir.

À ce stade-ci, deux chantiers sont à mon avis pressants. D’abord, l’Impact doit être en mesure de stabiliser ses performances. Depuis le début de la saison 2019, les Montréalais ne cessent d’enchaîner les bonnes et les mauvaises performances, et vice versa.

Une seule fois cette saison l’Impact a été capable de coller deux victoires de suite. Il faut que ça change.

Pour trouver un peu de constance, des joueurs devront venir en renfort. Les blessures et la piètre qualité de jeu de certains forcent la main aux dirigeants montréalais. Si l’Impact veut rester dans le peloton de tête de l’association de l’est, de la qualité devra être intégrée dans le groupe de joueurs actuel.

Se battre avec le calendrier

Régulièrement, Rémi Garde s’est plaint du calendrier de la MLS. La saison est difficile à négocier à cause des matchs internationaux qui doivent être disputés au beau milieu de celle-ci.

Mais ces calendriers surchargés deviennent de plus en plus la norme pour nombre de ligues à travers le monde. Et, je vous le donne en mille, l’argent est la raison principale de cet inconvénient sportif.

Contrairement aux championnats européens qui sont en vacances, la MLS est particulièrement touchée par les différentes compétitions internationales parce qu’elles surviennent au beau milieu de sa saison.

L’Impact est-il prêt à faire face à ce genre de situation ? Dans le contexte actuel, il n’est pas simple de s’y préparer. En somme, il faut compter sur un budget élevé pour s’assurer d’une bonne profondeur sur le banc. L’exemple du dernier match contre les Sounders de Seattle a rappelé les carences du club dans ce département, l’Impact qui a dû à ce moment faire appel en catastrophe à un joueur du Fury d’Ottawa pour compléter sa feuille de match.

Puisque le championnat canadien arrive à grands pas et que l’Impact en a fait un de ses objectifs de l’année, il faudra savoir naviguer les écueils du calendrier.

Gérer avec doigté

Gérer le temps de jeu de chacun de ses joueurs, pour un entraîneur, c’est une véritable science. Comme les équipes comptent maintenant sur plusieurs joueurs aux origines différentes, elles doivent composer avec leurs nombreux départs en sélection.

Ajoutez le fait que certains d’entre eux – comme Michael Azira – franchiront plusieurs fuseaux horaires pour disputer des matchs sur un autre continent et vous vous retrouvez avec un casse-tête de planification difficile à assembler.

Du point de vue de l’entraîneur, il se peut même que la tactique soit influencée par cette gestion d’efforts et de déplacement. Les choix sur le terrain ne se feront pas uniquement en fonction des qualités des joueurs, mais aussi du point de vue de leur condition physique, leur charge de travail et leur disponibilité à certains moments de la saison.

On peut bien s’en plaindre, spectateurs comme techniciens, mais c’est la réalité du sport business en 2019.

Seul point positif de toute cette réalité : certains joueurs ont l’occasion de se faire valoir et peut-être même de lancer leur carrière en l’absence de coéquipiers partis avec leur équipe nationale.

 

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