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Inquiétudes à Sainte-Foy sur le tracé du tramway

La Ville a tenté de se faire rassurante

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 Même si l’administration municipale a voulu se faire rassurante, plusieurs inquiétudes ont fait surface, mardi soir, lors de la troisième soirée d’information sur le Réseau structurant.

 Le tracé du tramway, le bruit généré, les expropriations et la congestion causée par les travaux ont fait partie des enjeux soulevés. Quelque 400 personnes ont assisté à la séance consacrée au tracé ouest du tramway. 

Vue sur le pôle d’échanges du Phare, à Sainte-Foy Ouest.
Illustration courtoisie, Ville de Québec
Vue sur le pôle d’échanges du Phare, à Sainte-Foy Ouest.

 « Vous allez rendre les citoyens du boulevard Pie-XII comme des sandwichs (...) Votre vision est passéiste », a dénoncé Denis Lemay. Ce dernier s’est notamment inquiété de la proximité du tramway de sa cour arrière et du déneigement des rails. 

 Patricia Saintonge, résidente de l’avenue McCartney, a affirmé que sa résidence sera collée au tramway et a dit « (s’inquiéter) par rapport au bruit ». Daniel Genest, directeur de projet, a soutenu que des mesures de mitigation seront appliquées. 

À un citoyen qui s’inquiétait que l’entrée de la ville se transforme en stationnement à ciel ouvert, Marc des Rivières, directeur du service du transport à la municipalité, a assuré que «le séquencement» des travaux permettra de minimiser les impacts de la congestion routière.  

Référendum

 Dans un échange particulièrement vif et acrimonieux avec Rémy Normand, vice-président du comité exécutif, Suzanne Duval a réclamé la tenue d’un référendum sur le Réseau structurant. « (Actuellement), les autobus sont vides à l’exception des heures de pointe. Ajoutez des autobus et ne dépensez pas 3,3 milliards $ de mes impôts, a-t-elle tonné. S’il y avait eu un référendum, on n’en serait pas là. » 

 Interrogé quant aux limitations qui pourraient compliquer le quotidien des résidents de la Haute-Ville, Daniel Genest, directeur de projet du Réseau, a mentionné que les déménagements et la collecte des ordures ménagères devront « peut-être » se faire de nuit. « Il va falloir considérer certaines choses différemment en vue de l’insertion du tramway », a-t-il déclaré. 

 Édifice Marly

 Plus tôt en journée, on apprenait que 92,3 % des employés de Revenu Québec sont favorables à ce que le tramway se rende jusqu’à l’édifice Marly où ils travaillent. 

 C’est ce qui est ressorti d’un questionnaire interne réalisé par cette agence gouvernementale. « Je n’ai pas le sondage et je n’ai pas la méthodologie. C’est une feuille de chou », a sèchement relevé Rémy Normand, suscitant les huées de la foule. 

 En début de soirée, Benoit Carrier, directeur de projet, a prévenu qu’un tracé qui s’approcherait de Marly — grâce à un prolongement sur le chemin des Quatre-Bourgeois — pourrait causer « un déraillement » du tramway à cause de la courbe prononcée dans ce secteur.

Évoquant de façon plus générale la sécurité des piétons partout sur le tracé du tramway, ce dernier a insisté pour dire que cet enjeu a été largement pris en considération. Cela dit, «ce n’est pas un train qu’on vient implanter. On ne vient pas du tout créer une barrière», a-t-il précisé.