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Le roi déchu des pharmacies réclame de l’argent à sa victime

Il se défend d’avoir volontairement frappé la femme au visage.

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc L’ex-roi des pharmacies Jonathan-Yan Perreault soutient que la plaignante a nui à sa réputation. Il dit qu’il « a involontairement frappé du revers de sa main » son amie. Sur la photo, prise le 6 avril 2017, il avait comparu au palais de justice de Québec pour de nouvelles accusations de voies de fait causant des lésions, menaces de mort et voies de fait sur un agent de la paix.

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Le roi déchu des pharmacies, Jonathan-Yan Perreault, réclame 125 000$ à une femme qu’il a frappée au visage, prétextant qu’elle a déformé la réalité de l’agression. Il a pourtant plaidé coupable à une accusation criminelle de voies de fait simples à la suite de ce geste.

L’ex-pharmacien est poursuivi pour une somme de 335 000$ au civil par sa victime dans ce dossier. Elle soutient que sa vie est «chamboulée» depuis l’agression.

Vendredi dernier, Perreault a déposé sa défense au palais de justice de Québec, dans laquelle il affirme que la dame n’a jamais été «attaquée, agressée, molestée ou importunée», comme elle l’a déclaré dans une requête.

Une affirmation «ridicule», selon l’avocat de la victime Jean-Paul Boily. «C’est du gros n’importe quoi [...] Il a plaidé coupable [en 2018] à une accusation de voies de fait. Et là, il vient dire que son plaidoyer n’était pas bon», a-t-il expliqué.

Il plaide qu’il s’agit d’une procédure abusive. Il compte faire une demande pour que la démarche de Perreault soit rejetée.

Cette saga a commencé en avril 2017, alors que l’ex-pharmacien était accusé au criminel de voies de fait causant des lésions, menaces de mort et voies de fait sur un agent de la paix après avoir résisté à son arrestation. Perrault a reçu une absolution conditionnelle dans ce dossier.

Ce jour-là, Perreault a téléphoné à la victime, une amie rencontrée dans une maison de thérapie traitant l’alcoolisme et autres toxicomanies, lui demandant de passer le voir à sa résidence de Lac-Beauport.

La dame s’y est présentée, car Perreault se trouvait «dans un état lamentable au téléphone» et elle voulait lui remonter le moral, indique la requête.

Il aurait demandé à la dame de le consoler. Elle aurait refusé des avances physiques et Perreault lui aurait asséné un violent coup de poing au visage.

«Involontaire»

Dans le document, Jonathan-Yan Perreault soutient qu’il «a involontairement frappé du revers de sa main» son amie. Il croit que la dame «déforme la réalité» et qu’elle allègue faussement une série de faits en l’instance «dans l’unique but d’obtenir une somme d’argent».

Selon l’homme radié en mars 2017 de l’ordre des pharmaciens, la requête a «lourdement affecté négativement» sa réputation, ce qui lui aurait causé tort, préjudice et dommages.

Il lui réclame 125 000$, mais assure «ne pas être motivé par l’appât du gain ni par le désir d’obtenir une compensation financière». Il promet de donner l’argent à un organisme sans but lucratif voué à la protection des enfants.