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Défilé des Raptors: un rassemblement à l’image de la NBA

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Toronto était la meilleure ville où être sur la planète hier, du moins jusqu’à ce que deux écervelés se mettent à tirer du pistolet pendant le défilé en l’honneur des Raptors. Damnées armes à feu !  

Revenons à l’événement du jour. Les gens de toutes les communautés sont descendus dans la rue main dans la main pour célébrer la victoire des Raptors contre les Warriors de Golden State en finale de l’Association nationale de basketball.  

Ce rassemblement multiculturel était à l’image que la NBA projette à travers le monde. Le basketball est le sport qui connaît le plus grand essor à l’échelle planétaire.  

Selon la revue Forbes, le marché lucratif et recherché de la Chine compte 300 millions de joueurs.  

Cotes d’écoute historiques  

Côté télé, la NBA vient deuxième, après la MLS, pour la plus jeune moyenne d’âge dans le marché américain avec une moyenne de 42 ans.  

Au Canada, le sixième match de la finale, qui s’est soldé par la conquête du championnat par les Raptors, a été regardé par 7,7 millions de personnes. Il s’agit d’un sommet en trois ans au pays, tous genres d’émissions confondus.  

Des pointes de 15,9 millions de téléspectateurs, soit 44 % de la population canadienne, ont été enregistrées à certains moments. À Toronto et Hamilton, 82 % des postes de télévision étaient branchés sur le match.  

Les Maple Leafs sont peut-être ceux qui en ont le plus profité. Leur troisième sortie d’affilée au premier tour des séries a été reléguée au deuxième plan. Mais ils ne sont pas sortis de l’auberge pour autant.  

Ils vont avoir toute la pression du monde sur les épaules l’an prochain.  

Raptors : valeur en hausse de 222 %  

La NBA a effectué tout un travail pour redorer son blason au cours des 10 dernières années.  

Encore selon Forbes, plus de la moitié des équipes étaient déficitaires au début de la décennie. La valeur des Raptors a grimpé de 222 % au cours de cette période pour atteindre 1,675 milliard $. La valeur moyenne des concessions se chiffre à 1,9 milliard $, soit une augmentation de 13 % par rapport à il y a trois ans.  

Et Montréal dans tout ça ?  

La NBA a dépassé à ce chapitre la Ligue majeure de baseball (MLB), qui n’est toutefois pas loin derrière avec une moyenne de 1,78 milliard $. Dans ce cas-ci, la hausse s’élève à 8 % comparativement à 2018.  

Peut-on penser, considérant ces chiffres, qu’il y a suffisamment d’investisseurs de chez nous capables de doter Montréal d’une équipe de baseball et d’une équipe de basketball ?  

C’est difficile à croire, mais ce serait extraordinaire !  

Pendant que Stephen Bronfman et ses partenaires financiers travaillent pour ramener une équipe du baseball majeur, l’ancien ministre Michael Fortier milite en coulisses pour amener une concession de la NBA.  

Le Canadien, les Expos 2,0 et une équipe de la NBA, les amateurs de sports montréalais auraient de quoi se divertir.  

Est-ce rêver en couleur ?  

Il y a lieu d’être optimiste dans le dossier du baseball. On pourrait avoir de bonnes nouvelles à l’automne. Les Rays de Tampa Bay ne joueront pas éternellement devant des gradins pratiquement vides.  

Pour le basket, il y a déjà le Centre Bell. Eh oui, il y a des fans à Montréal.  

Qu’est-ce qui attend la LHJMQ ?  

Comme nous l’apprenait mon confrère Vincent Larin dans notre édition d’hier, la Cour supérieure du Québec entendra finalement l’action collective intentée contre la Ligue de hockey junior majeur du Québec par deux de ses anciens joueurs.  

Thomas Gobeil et Lukas Walker accusent la LHJMQ de ne pas respecter les normes du travail, dont le salaire minimum. S’ils ont raison sur le fond, il reste que les équipes du hockey junior ne sont pas toutes fortunées comme les Remparts de Québec ou les Mooseheads de Halifax. Les Voltigeurs de Drummondville, notamment, appartiennent à la communauté.  

Un moyen d’aider les équipes à générer plus de revenus pourrait passer par la construction de nouveaux amphithéâtres. Or, depuis la fondation de la LHJMQ en 1969, Québec et Shawinigan ont été les seules villes du circuit à s’être dotées de nouvelles installations dans la province.  

Gatineau aura un nouvel amphithéâtre dans deux ou trois ans tandis que des loges corporatives ont été ajoutées au Palais des sports Léopold-Drolet à Sherbrooke en 2012.  

Emmenez-en des rumeurs !  

Moi le premier, on s’est énervé le poil des jambes pour rien avec Erik Karlsson. Remarquez que j’étais revenu sur le sujet, la semaine dernière, pour dire qu’il fallait oublier Karlsson avec le Canadien.  

Une personne au fait du dossier m’avait assuré que jamais au grand jamais, le défenseur suédois n’avait dit à qui que ce soit qu’il aimerait obtenir une offre du Tricolore ou des Sénateurs d’Ottawa.  

N’empêche qu’à l’approche de la séance de repêchage et de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, d’autres rumeurs feront surface.  

On connaît les besoins du Canadien. Un défenseur gaucher et un attaquant, idéalement des joueurs qui pourraient aider l’équipe en supériorité numérique, feraient l’affaire.  

Attendons avant de juger  

Marc Bergevin sera sous la loupe d’ici les premiers jours de juillet.  

Aura-t-il la main heureuse comme ce fut le cas l’an dernier ?  

Car il faut bien l’avouer, les deux transactions qu’il a réalisées l’été dernier ont donné des résultats nettement supérieurs à ce que plusieurs d’entre nous prédisaient.  

Max Domi a fait ravaler les paroles à ceux qui répétaient qu’il n’avait connu qu’une saison de neuf buts avec les Coyotes de l’Arizona l’année précédente. On n’a plus parlé d’Alex Galchenyuk.  

À l’instar de Domi, Tomas Tatar, qui a été acquis en retour de Max Pacioretty, a connu la saison la plus productive de sa carrière.  

Cela devrait nous servir de leçon. Or, si les deux connaissent une baisse de régime la saison prochaine, j’entends déjà ceux qui diront : « On vous l’avait dit. Ce n’était que des feux de paille ! »