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Supercross Montréal : plusieurs nouveautés en 2019

Jean-Sébastien Roy
PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD Jean-Sébastien Roy

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Après une absence de six ans à Montréal, le Supercross a effectué un retour au Stade olympique en 2018. Malgré le succès de l’événement, les organisateurs ne se sont pas assis sur leurs lauriers, annonçant plusieurs nouveautés pour l’édition 2019. 

En compagnie de quelques-uns des pilotes qui ont confirmé leur présence lors de cette étape de la série Triple Crown Rockstar Energy qui aura lieu le 14 septembre, dont le vainqueur de l’année dernière Malcolm Stewart, Gestev a dévoilé sa programmation, mardi. 

Le VTT fera notamment son retour à l’événement. Par ailleurs, un volet légende pourrait également être mis sur pied. Multiple vainqueur de l’événement montréalais, Jean-Sébastien Roy est responsable de tâter le terrain auprès des anciens gagnants pour voir si l’intérêt est présent. 

Comme la Coupe Stanley 

Mais malgré tout, ce seront les épreuves phares qui seront les plus attendues par les amateurs. Elles auront lieu en soirée et devraient durer 2 h 30 min. Les pilotes qualifiés, autant dans la catégorie 250 cc que 450 cc, se disputeront les honneurs du «freestyle», au cours duquel le public aura son mot à dire pour choisir le gagnant. Ensuite, les finales des courses suivront, avec la finale de la catégorie 450 cc comme clou du spectacle. 

«Pour nous, c’est un peu notre Grand Prix ou notre Coupe Stanley. C’est parfait de pouvoir terminer la saison ici à Montréal. On est très chanceux. C’est l’un des plus beaux événements de sport motorisé au Québec!» s’est exclamé le Québécois Ben Milot.

Ben Milot
PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD
Ben Milot

Milot, qui a participé de nombreuses fois au Supercross Montréal, ne fait plus de course, mais il n’hésite pas à se lancer sur les rampes pour y aller de ses plus belles pirouettes, au grand plaisir des spectateurs. Il était ainsi le candidat tout désigné pour s’occuper du volet «freestyle» de la programmation. 

«Le "freestyle", c’est le volet spectacle, a-t-il avancé. On peut ajouter des chorégraphies et améliorer le produit pour le rendre vraiment intéressant pour le spectateur, chose qu’on ne peut pas toujours faire dans un volet de compétition. C’est quelque chose qui m’allume.» 

«On va avoir de super bons pilotes et on va avoir de grandes rampes en métal. Ça va être très spectaculaire!» 

Place aux amateurs 

Tout comme l’année dernière, un volet amateur sera organisé pour amorcer la journée. Cette année, ce sont 80 participants qui seront de la compétition, soit le double par rapport à l’édition de l’année dernière. 

Trois courses de qualifications permettront de trouver les concurrents. Elles auront lieu à Deschambault-Grondines, du 30 juillet au 2 août, à Mirabel, le 25 août, et à Issoudun, le 1er septembre.

Le motocross, une histoire de famille pour Malcolm Stewart

Jean-Sébastien Roy
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Pour Malcolm Stewart, vainqueur du Supercross Montréal en 2018, le sport est avant tout une histoire de famille. L’Américain de 26 ans est le petit frère de James Stewart fils, l’un des plus grands champions de l’histoire de la discipline.

Champion national de Motocross en 2008 et de Supercross en 2007 et 2009 dans la principale catégorie des championnats de l’Association motocycliste américaine (AMA), James a également été couronné à plusieurs reprises dans les catégories inférieures.

Étant de sept ans l’aîné de Malcolm, il a donc été une source d’inspiration pour l’athlète qui était de passage à Montréal pour participer au dévoilement de la programmation du Supercross Montréal, mardi.

«Avoir un frère comme James Stewart... Je ne peux même pas d’écrire ce que ça représente, a commencé par dire Malcolm. Ce sont de grands souliers à remplir! Mais au final, je suis moi-même et je veux avoir du plaisir.»

Des liens forts

Ayant commencé à monter des motos à l’âge de quatre ans, Malcolm doit beaucoup à ses parents. Il a d’ailleurs été en mesure de tisser des liens très solides avec ses parents et son frère au fil des compétitions.

«Mon frère, ma mère, mon père et moi, nous sommes une grande famille de course, a-t-il expliqué. C’est ce que la famille représente. C’est l’une des choses qui sont bien avec le motocross. C’est un sport très axé sur la famille. On voyage des milliers et des milliers de kilomètres avec la famille, alors ça crée des liens.»

À Montréal toutefois, Malcolm n’est accompagné que par son agent. Il s’est dit très heureux de recevoir à nouveau cette année un appel des organisateurs.

«J’ai reçu un appel pour participer à l’épreuve l’année passée. C’était ma première fois à Montréal. J’adore la ville. C’est vraiment cool. Venant des États-Unis, je ne me suis pas vraiment senti dépaysé, ce n'est pas trop différent. Et les partisans sont vraiment incroyables.»

«J’ai gagné l’année dernière, alors de pouvoir défendre mon titre, c’est vraiment cool. Je suis plus qu’heureux que les promoteurs souhaitaient que je revienne. J’avais l’impression d’avoir donné un bon spectacle, tout comme l'ont fait les organisateurs, qui ont été incroyables.»

Une saison gâchée

L’épreuve montréalaise pourrait également être sa toute première occasion de prendre part à une course cette année, lui qui a subi une blessure importante cet hiver.

«Je me suis brisé le fémur au début de l’année, alors j’ai raté toute la saison. C’est plate, mais au moins, la blessure n’a pas mis un terme à ma carrière. Ma première course de l’année pourrait possiblement être celle de Montréal. Alors je suis très excité.»

Pas question toutefois de prendre part au «freestyle».

«Pas de freestyle pour moi! Je n’aime pas les rampes. Elles sont trop hautes!» a-t-il dit en rigolant.