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Expériences pénibles de jeunesse: Les gens nous racontent leur pire job d'été

Expériences pénibles de jeunesse: Les gens nous racontent leur pire job d'été
Montage: Marilyne Houde/ Adobe

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Que ce soit de laver des cuvettes souillées 8 heures d’affilée, faire du porte-à-porte pour vendre des cossins inutiles ou endurer des allusions cochonnes de vieux mononcles pendant qu’on sert des tables, pas mal tout le monde a déjà eu une job d’été qui a laissé de mauvais souvenirs.

On a sondé les gens pour connaître quelle a été leur pire expérience dans le domaine. 

Quand le service à la clientèle tourne mal

Anne-Sophie: J’ai été vendeuse de meubles à Québec entre ma première et ma deuxième année de bac et tout a été atroce. J’ai pris la job en me disant que je pourrais faire une passe de cash pendant trois mois vu que j’étais payée à la commission. Erreur.

Je travaillais dans un gros entrepôt vraiment fret. Je devais me frotter à des vendeurs ultra-compétitifs et méchants et mon boss avait toutes les caractéristiques d’un vieux mafioso louche.

Mais le pire, c’était les commentaires désobligeants des clients. «T’es tu comprise dans le deal?» m’a lancé un jour un bonhomme rabougri en riant.

Des jeunes ont déjà mimé des positions sexuelles pendant que je leur vendais des matelas.

Finalement, j’aurais préféré être cassée que d’avoir cet emploi!

Émile: J’étais emballeur au Metro. Une dame dans la quarantaine m’a demandé d’apporter ses sacs à sa voiture. En les mettant dans le coffre, elle m'a dit «Je te ramènerais bien chez nous toi!».

Du haut de mes 17 ans, j’ai tout de suite imaginé une scène porno. J’ai donc répondu avec toute la confiance du puceau. «Ben...ben oui, ca pourrait être vraiment le fun oui». La dame a compris ma mauvaise interprétation de sa demande. Elle m’a coupé en ajoutant: «Pour monter mes sacs jusqu’à chez moi».

J’ai rougi en tremblant de honte. 

Elle m’a finalement donné une piasse

Simon: J'ai été préposé au service à la clientèle de Revenu Québec. Comme la majorité des gens qui appellent ont un montant à rembourser et pensent qu'il y a une erreur, autant dire que j'ai mangé de la merde au téléphone. Au moins, c’était payant.

 

Vive la bouffe!

Alex: J’ai été chef de quart de nuit au McDo de Sorel l’été de mes 16 ans. En quelques mois, je me suis fait lancer des cheeseburgers par la tête, j’ai dû empêcher des gens soûls de partir avec la caisse, intervenir auprès d’un monsieur qui avait des joints plein les mains et endurer de multiples calls homophobes.

François: À 15 ans, je voulais accumuler de l’argent pour me payer du linge et une Xbox 360. Ma sœur m’a donc pluggé pour un poste de plongeur lors de réceptions dans un golf.

Ce que je ne savais pas, c’est que j'étais le seul plongeur engagé pour assurer que de la vaisselle propre soit acheminée aux cuisiniers pour des mariages de 200 personnes.

Chaque shift équivalait à un entraînement intense où les assiettes gluantes, plateaux collants et ustensiles crottés s’empilaient à une vitesse ahurissante pendant que j’essayais de respirer sans m’intoxiquer au savon à vaisselle.

Comme si c’était pas assez demandant, j’agissais également comme homme à tout faire, concierge quand on en avait besoin. Un de mes plus grands exploits: ramasser des matières fécales à même le sol après qu’une fille pass out dans les toilettes pendant un party de fin de session.

Tout ça au salaire minimum, évidemment.

Nicolas: J’ai travaillé deux semaines dans un abattoir de volaille l’été de mes 17 ans. Je m'occupais de l'entretien ménager de l'usine pendant le shift de nuit, payé au salaire minimum. Je devais laver le sang, ramasser les têtes, les pattes et les plumes des poulets. L’horreur.

Philippe: Je faisais déguster des échantillons de plusieurs produits en épicerie. La sauce collait toujours dans le fond de la poêle, j’étais pogné entre deux présentoirs réfrigérés et le boss m’obligeait à mettre un petit casque en filet sur ma tête... Je voulais juste que ça finisse.

Olivier: J’ai été «rackman» de Coke au show de U2. Savez-vous à quel point PERSONNE ne veut boire du Coke quand il fait 35 avec humidex? Aussi: j’étais payé au nombre de bouteilles vendues plus tip. Living the dream!

Les jobs de type «je me fais exploiter»

Christophe: J'ai été engagé par une compagnie pour peinturer des escaliers en colimaçon partout dans Montréal.

On m’a fait miroiter l’idée que je pourrais toucher un salaire de 17$ de l’heure si j’étais «efficace». Il fallait être hyper rapide pour atteindre ce montant. La plupart du temps, on était payé autour de 12$ de l’heure.

En plus, s’il pleuvait, on ne travaillait pas. Donc si on voulait faire de bonnes payes, on devait travailler les fins de semaine. Bref, très désagréable!

Mickaël: Être arbitre de baseball à 13 ans. J’étais payé 7$ pour une game de 90 minutes pendant que des parents me gueulaient dessus parce que j’avais retiré leur enfant, qui était le septième meilleur joueur de l’équipe dans le moustique B.

Geneviève: J’étais préposée à l’entretien de la plage Jean-Doré au parc Jean Drapeau. En gros: je devais ramasser les couches sales qui traînaient et déboucher les toilettes en pleine canicule. Plus jamais.

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