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Collecte des ordures: le passé de Côté revient hanter le chef de Québec 21

Richard Côté et Jean-François Gosselin
Photo d'archives, Jean-Francois Desgagnés Richard Côté et Jean-François Gosselin

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Le chef de Québec 21, qui condamne la décision de privatiser la collecte des ordures en 2009, refuse de lancer la pierre à son propre conseiller spécial, Richard Côté, qui a pourtant piloté la réforme à l’époque. Il jette plutôt le blâme sur le maire Régis Labeaume. 

M. Côté, l’ancien bras droit du maire Labeaume il y a dix ans, avait défendu bec et ongles dans les médias la privatisation de la collecte des ordures, sur tout le territoire de la ville, une opération qui devait générer des économies de plus de cinq millions $ , promettait-il. 

« M. Richard Côté était vice-président du comité exécutif à l’époque [et] on en a justement parlé. Je ne dirais pas qui exactement pilotait les dossiers... En fin de compte, la responsabilité revient toujours au maire. L’imputabilité, c’est le maire », a déclaré Jean-François Gosselin, questionné à ce sujet mercredi matin. 

« Une erreur » 

La veille, en réaction au dépôt du rapport du vérificateur général, le chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville n’avait pourtant pas manqué de critiquer la décision de l’époque, jugeant que la Ville avait fait une erreur en privatisant la collecte des ordures

« Aujourd’hui, on se retrouve avec des problèmes et on est obligés de reconsidérer les décisions qui ont été prises il y a 10 ans [...] Je me souviens de ce qu’on disait lors des débats. Certains cols bleus le disaient : “Qu’est-ce qui va arriver à long terme ? Est-ce que les fournisseurs vont être en mesure de livrer la marchandise ? Est-ce que la concurrence sera toujours au rendez-vous ?” Là, c’est ça le problème », avait-il déclaré. 

Pour ou contre la privatisation ? 

Visiblement embarrassé de devoir jongler avec les décisions du passé de son proche conseiller, M. Gosselin marchait sur des œufs en point de presse. 

« M. Côté travaille aujourd’hui pour moi, avec moi, et il a de l’information dans le temps qui était confidentielle, alors vous comprendrez que je me garde une petite gêne. Ce que je peux vous dire, c’est que si M. Côté avait pris les décisions à l’époque, ça se serait passé différemment et on ne serait peut-être pas dans la situation actuelle », a-t-il d’abord exposé. 

« Était-il contre la privatisation à l’époque ? », l’a relancé une journaliste. « Ce n’est pas ce que je vous dis », s’est-il ravisé. « À l’époque, les décisions ont été prises [et] ça ne me regarde pas, je ne veux pas rentrer là-dedans. Ce que je vous dis, c’est qu’aujourd’hui, à la lumière des discussions que nous avons ensemble, on ferait les choses autrement. Il y aurait encore certains secteurs en régie et il y aurait plus de compétition. » 

— Avec la collaboration de Taïeb Moalla