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Somme record au BBQ du maire

Régis Labeaume enfile le tablier pour l’organisme Le Relais d’Espérance

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Les tacos du maire de Québec, Régis Labeaume, ont attiré des centaines de personnalités du monde des affaires, dans un hôtel de Sainte-Foy, mercredi, permettant d’amasser la somme de 100 250 $ pour l’organisme Le Relais d’Espérance.

« Pour le barbecue du maire, 100 250 $, c’est un record », s’est exclamé M. Labeaume lors de la compétition amicale, qui en était à sa septième édition, dans les jardins de l’hôtel Le Bonne Entente.

La pluie n’a pas assombri la soirée qui s’est simplement poursuivie à l’intérieur.

Sur l’heure du souper, le maire et son opposant Jean St-Gelais, président du conseil et chef de la direction de La Capitale Assurances et services financiers, ont enfilé leur tablier.

Après les hamburgers et les côtes de veau des dernières années, les aspirants chefs du barbecue ont préparé des tacos au jury composé de gens d’affaires de la région.

Interrogé sur ses talents culinaires, Régis Labeaume a répondu « qu’il n’y a pas beaucoup de choses à dire. Jean, c’est le roi du taco, alors écoutez, je vais essayer de faire mon possible, mais j’ai une recette », a lancé le maire, tout sourire, de retour depuis peu d’un séjour en Europe.

La recette du maire a été appréciée, semble-t-il, puisqu’il a finalement remporté la compétition.

Des causes méconnues

Le maire n’a pas choisi l’organisme Le Relais d’Espérance par hasard. Le premier magistrat de la Ville dit vouloir mettre en valeur des causes en quête de visibilité dans la capitale.

C’est d’ailleurs dans les bureaux de l’organisme de Limoilou qu’il a effectué sa première sortie publique, il y a un mois, après son combat contre le cancer de la prostate.

« De plus en plus, on va vers des organisations qui ne sont pas connues, qui sont moins spectaculaires, mais qui en ont autant besoin. Le Relais d’Espérance, ça ramasse tout ce qu’il y a de misère à Limoilou. Leur tour est venu. Je pense qu’ils vont être heureux », a dit M. Labeaume.

Situé sur la 4e Avenue, le Relais d’Espérance vient en aide à une clientèle vivant des difficultés psychologique, sociale, physique et économique.

Sauver des vies

« Le nom le dit : c’est un relais, mais pour plusieurs, ça devient un peu la maison. On sait très bien que chaque année, depuis 39 ans, on sauve des gens du pire », avance le président du conseil d’administration depuis une trentaine d’années, Jocelyn Vallerand.

Le secret : « un accueil inconditionnel », dit l’avocat, l’objectif étant surtout de redonner à chacun l’espoir de vivre. Indirectement, l’organisme a aussi permis à plusieurs personnes vulnérables de se réinsérer dans la société.

« C’est beaucoup d’argent (100 000 $), mais pour nous, c’est plus que ça, c’est aussi une question de visibilité », explique M. Vallerand.