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Nouvelle étiquette de disques à Québec

Rozaire s’adresse aux artistes francophones émergents

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Une nouvelle étiquette de disques, Rozaire, qui voit le jour à Québec, donnera une toute nouvelle tribune aux artistes francophones émergents. Sa première artiste sous contrat, FÉLIXE, une auteure-compositrice-interprète grunge, dont l’album sortira cet automne, pique déjà la curiosité.  

Rozaire sera une compagnie de disques affiliée à Artifice, une maison de disques, boîte de gérance et de promotion radio de Québec qui a fait ses preuves depuis cinq ans, en travaillant avec des artistes comme Automat, Laurence Castera, Jeffrey Piton, et Kinkead.   

Mais cette fois-ci, son fondateur Alex Pouliot voulait signer des «coups de cœur» qui ne cadraient pas nécessairement avec la ligne directrice d’Artifice.   

«Le but est d’offrir une nouvelle structure à des artistes qui peut-être cherchaient une alternative à ce qui existe déjà», a-t-il expliqué au Journal.

Photo JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS/JOURNAL DE QUÉBEC

Il ne le cache pas : mettre sous contrat des artistes inconnus du grand public représente un grand défi. La première artiste dont il a flairé le grand potentiel est FÉLIXE, demi-finaliste cette année au Festival international de la chanson de Granby.   

La première artiste sous contrat est FÉLIXE.
Photo courtoisie, Andréanne Lupien
La première artiste sous contrat est FÉLIXE.

Le «grunge mélancolique» de la guitariste de 28 ans illustre bien le créneau musical plus à gauche vers lequel la maison de disques veut aller.   

Même si plusieurs jeunes artistes optent aujourd’hui pour l’autoproduction avec tous les moyens accessibles qui existent, Alex Pouliot estime qu’un contrat de disque est encore aujourd’hui fort nécessaire pour les artistes.   

«Le label est nécessaire à partir du moment où tu veux faire passer ton projet musical à un autre niveau. On a des ressources financières non négligeables, et une expertise. Il n’y a personne qui peut tout faire tout seul à 100 %», plaide-t-il.   

 Les artistes émergents ont la cote  

Alex Pouliot profite également d’une période où les plateformes de diffusion en continu et les festivals de musique font une place grandissante à la musique émergente, de plus en plus prisée par le public.   

Les artistes émergents ont la cote, si on regarde par exemple Les Louanges ou Jérôme 50, qui sont de tous les festivals cet été.   

Les jeunes s’intéressent aux nouveaux artistes, notamment grâce à la lecture en continu, puisque les plateformes de diffusion intègrent de plus en plus de musique francophone émergente à leur liste d’écoute, ce qui confronte le public à la découverte, croit Alex Pouliot.   

De plus, les festivals québécois sont nombreux à avoir multiplié les cases horaires spécifiquement pour l’émergence.   

On peut, entre autres, penser au Festivent de Lévis qui a, depuis trois ans, une nouvelle scène consacrée aux nouveaux artistes, tout comme le Festival d’été avec ses Apéros FEQ.    

 ► L’album de FÉLIXE sera lancé en septembre.