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Procès de «l'apôtre de Québec»: la victime motivée par l'argent, avance la défense

La défense prétend que la femme a tout inventé

Procès de «l'apôtre de Québec»: la victime motivée par l'argent, avance la défense
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Motivée par l’argent, la victime de Paul Mukendi a « inventé » cette histoire d’agressions sexuelles « de A à Z » au moment où le révérend a mis fin à des versements qui lui permettaient de payer son loyer, selon la thèse présentée par l’avocate de l’homme qui fait face à neuf chefs d’accusation d’agressions sexuelles, voies de fait et menace de mort.

Aux plaidoiries présentées devant jury, Me Dominique Bertrand s’est attardée à démontrer les contradictions soulevées dans les différents témoignages de la victime, qui aurait subi les agressions de Mukendi entre 2002 et 2016.

L’avocate de l’accusé a notamment rappelé que la femme de 31 ans a donné trois descriptions du couteau qui aurait été utilisé par Mukendi pour la couper au bas du dos lors d’une agression sexuelle violente.

Elle a enchaîné les exemples pour démontrer les « invraisemblances » du témoignage de la victime et les contradictions avec ses autres déclarations faites à la police. « Elle invente des choses qui n’existent pas et ignore des choses qui existent », a dit l’avocate.

Elle faisait ainsi état d’une cicatrice très près des parties intimes de Mukendi qui n’a jamais été mentionnée par la plaignante.

Motivée par l’argent

Paul Mukendi aurait régulièrement aidé la victime à payer son loyer à la suite d’une entente qu’il aurait prise de lui verser 300 $ par mois.

La plainte de la victime serait survenue quelques mois après un ultimatum servi en janvier 2016 où le révérend aurait mis un terme aux paiements.

Rappelant que cette dernière a consulté un avocat civiliste pour demander une réclamation financière à Mukendi, Me Bertrand affirme que la plaignante a « construit un scénario » motivé par l’argent pour accuser le révérend qu’elle savait bien nanti.

Le juge avait annoncé aux jurés qu’il allait leur permettre de profiter du congé de la Saint-Jean avant que les délibérations ne débutent. Ceux-ci seront donc séquestrés la semaine prochaine, après ses directives.