/news/society
Navigation

Saguenay: 85 % des résidences maintenant munies d'au moins un avertisseur de fumée

Handyman installing smoke detector
Courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

SAGUENAY – À Saguenay, le nombre d'avertisseurs de fumée fonctionnels est en nette progression en milieu rural.

Le taux a atteint 85 % l'an dernier. Il s'agit d'une nette amélioration, car ce taux oscillait entre 43 % et 56 % depuis 2014.

Une telle conformité, c'est du jamais vu en 32 ans de carrière pour le directeur du Service des incendies de Saguenay, Carol Girard.

«L'importance de l'avertisseur de fumée a fait son œuvre. Les gens sont avisés. Quand le feu débute jusqu'à l'arrivée des pompiers, on ne peut rien faire. Ça leur appartient», a dit M. Girard, jeudi.

Le chef Girard ne veut toutefois pas abandonner son objectif ultime, soit un taux de 100 % de résidences munies d'au moins un avertisseur de fumée. C'est pour cette raison que les pompiers réalisent, année après année, plus de 11 000 visites dans des résidences, dont 1500 en 2018, dans des secteurs ruraux.

«Tant qu'on n'aura pas 100 %, on ne lâchera pas. On sauve des vies par la prévention et avec des avertisseurs de fumée conformes. C'est avec ça qu'on sauve des vies», a insisté Carol Girard.

L'autre point que les pompiers de Saguenay voudraient améliorer, ce sont les fausses alarmes. Quarante pour cent de toutes les sorties des pompiers sont pour des alarmes incendies, mais neuf fois sur dix, ce sont des alarmes non fondées.

«Ça cause des déplacements inutiles, des coûts et des risques pour la population. Il faut les diminuer», a indiqué le président de la commission de la sécurité publique de Saguenay, Kevin Armstrong.

Dans son règlement, Saguenay peut maintenant imposer une amende, pour une deuxième fausse alarme en 12 mois, dans le cas d'une résidence, et pour une quatrième en 12 mois dans un hôpital ou dans une résidence pour personnes âgées.

«Dans le règlement, il y a un sursis. La première alarme, il n'y a pas de constat. À la deuxième, nous pouvons procéder avec un constat. Après 12 mois, le compteur repart», a expliqué Kevin Armstrong.

Toutefois, pour l'instant, ce règlement n'a pas fait chuter les alarmes non fondées. «Laissons le temps agir. On verra et on modifiera le règlement s'il faut en arriver là», a ajouté M. Armstrong.

Les fausses alarmes sont un problème réel à Saguenay. À elles seules, elles expliquent l'augmentation de 22 % du nombre de tous les appels logés aux pompiers depuis cinq ans.