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Sainte-Marthe-sur-le-Lac: les sinistrés doivent être délocalisés, demande QS

Sainte-Marthe-sur-le-Lac: les sinistrés doivent être délocalisés, demande QS
Photo d'archives, TVA Nouvelles

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Québec solidaire demande que tous les sinistrés de Sainte-Marthe-sur-le-Lac soient délocalisés et bénéficient d’une indemnisation bonifiée. 

«Le risque (d’une autre crue) il est là et moi je ne peux pas m’imaginer dormir sur mes deux oreilles le printemps prochain sachant qu’il y a encore des gens qui habitent dans la zone de sinistrés à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. On a eu une chance une fois, on n’en aura pas deux», lance la députée solidaire Émilise Lessard-Therrien, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.  

Le gouvernement Legault a annoncé lundi un moratoire sur les constructions dans les municipalités touchées par les crues de 2017 et 2019, à l’exception des résidents de Sainte-Marthe, qui pourront reconstruire leur maison.  

Selon la solidaire, ce n’est pas souhaitable. Si la digue avait cédé en pleine nuit, les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves, insiste-t-elle.  

«Ça aurait pu être un drame d’une grande envergure. Les maisons ont été inondées six pieds dans le sous sol en 15 minutes, imaginez juste si cette situation-là s’était produite en pleine nuit, avec des familles, avec des enfants qui dorment dans les sous-sols».  

La députée de Rouyn-Noranda–Témiscamingue croit que la délocalisation, c’est le souhait d’une majorité de sinistrés, contrairement aux prétentions de la ministre des Affaires municipales, André Laforest. Mais l’indemnisation offerte aux résidents de Sainte-Marthe-sur-le-Lac doit être bonifiée en raison de la valeur plus élevée des maisons de cette municipalité en périphérie de Montréal.  

Québec offre aux citoyens jusqu’à 200 000 $ pour les inciter à déménager et démolir leur résidence. «Les maisons (à Sainte-Marthe-sur-le-Lac) valent beaucoup plus cher que ça, donc il faut revoir cette indemnisation-là», insiste Émilise Lessard-Therrien sans toutefois préciser la hauteur de cette bonification.    

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Selon elle, les Marthelacquois ont été victimes «d’un des plus grands vices cachés du Québec». Les gens ont acheté une maison qui n’était pas dans une zone inondable. 

Elle rappelle que le rapport qui a suivi le déluge du Saguenay avait pourtant recommandé de ne pas transformer une zone inondable en zone non inondable après l’ajout d’une infrastructure. C’est précisément ce qui est arrivé à Sainte-Marthe-sur-le-Lac après la construction de la digue.  

«Il n’y a pas meilleur moyen de retenir l’eau que de la laisser aller là où elle a besoin d’aller. C’est ça qu’il faut faire avec Sainte-Marthe-sur-le-Lac, de redonner cette plaine inondable-là au lac, à la rivière, pour qu’au printemps, quand l’eau a besoin de déborder, elle puisse le faire, mais que ça ne mette aucune vie en danger».

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