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Réseau de transport structurant : Départ soudain du directeur des communications

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La démission soudaine de François Giroux, directeur des communications du Réseau structurant de transport en commun, a donné lieu, jeudi, à un échange politique musclé entre l’administration Labeaume et Québec 21.

Nommé le 6 mai, M. Giroux a annoncé à la Ville son intention de quitter son emploi à partir du 5 juillet et de réintégrer son ancien poste de directeur adjoint au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale. Avare de détails, la municipalité a expliqué ce départ subit par des « raisons personnelles ».

Or, Québec 21 a immédiatement fait un lien direct entre le style de gestion de Rémy Normand, vice-président du comité exécutif, et le départ de M. Giroux. « Avec la façon dont Rémy Normand traite les citoyens, imaginez comment ça doit être au bureau de projet. On se questionne sérieusement là-dessus. Est-ce que M. Normand est le bon porteur de dossier ? » s’est interrogé le chef Jean-François Gosselin.

Ce dernier a affirmé « qu’on est devant un projet qui divise de plus en plus les citoyens de la ville. Imaginez le directeur des communications qui est au bureau de projet. Le moral ne doit pas être très bon. Je peux comprendre qu’il pense retourner où il était avant. Ça ne devrait pas être le cas ».

« Pas de lien », selon Normand

Anticipant ces critiques, M. Normand a réagi, jeudi, avant même la sortie de l’opposition. Il a assuré que le départ de M. Giroux n’a rien à voir avec le déroulement des trois récentes séances d’information sur le Réseau structurant au cours desquelles le directeur des communications était d’ailleurs présent.

« Je ne vois pas de lien entre les deux. Pour nous autres, l’opération de communication et d’échange avec les citoyens est réussie (même si) l’opposition qualifie ça d’occasion ratée », a-t-il affirmé.

M. Normand, qui a appris la démission de M. Giroux mercredi, a ajouté ne pas connaître les motifs de ce départ. « Je ne peux pas m’en réjouir, mais je ne peux pas être déçu non plus », a-t-il soutenu. Il a dit espérer que le processus d’embauche du remplaçant de M. Giroux se déroulera rondement.

Interrogé sur son style de gestion qualifié d’« arrogant » par l’opposition, M. Normand a dit que « ça, c’est politique. La politique, on va jouer ça au prochain conseil municipal ».

-Avec la collaboration de Stéphanie Martin