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Un petit ailier mais un marqueur né

Le CH réclame l’Américain Cole Caufield avec le 15e choix au premier tour

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VANCOUVER | Il y a un seul élément qui pouvait faire glisser Cole Caufield de quelques rangs au premier tour. C’était son physique. À 5 pi 7 po et 163 lb, Caufield n’a rien d’un géant. Mais il a un don, celui de marquer des buts à un rythme infernal. 

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Le Canadien a oublié l’aspect grandeur et grosseur avec son choix de premier tour. Avec le 15e choix au premier tour, le CH a offert une casquette et un chandail à ce petit ailier droit américain. 

La première image de Caufield dans son nouvel uniforme restera assez spéciale. Il est monté sur l’estrade du Rogers Arena à Vancouver pour serrer la main de Shea Weber. 

Originaire de la Colombie-Britannique, Weber a eu l’honneur d’annoncer la sélection de son équipe. À 6 pi 4 po et 229 lb, le colosse défenseur dépassait son futur coéquipier par plus d’une tête. Sur la scène, même Geoff Molson était plus grand que le nouvel espoir de l’organisation. 

« Il est vraiment immense, a dit Caufield en parlant du capitaine du Canadien. Il n’a pas changé, il est toujours aussi imposant. » 

Si le CH se cherchait un marqueur, Trevor Timmins et Marc Bergevin pourraient frapper un circuit avec ce choix. 

« Cole est une machine à marquer des buts, a dit un recruteur de l’Ouest. Il joue avec une mitraillette. Il est petit, mais il a un bon équilibre. Il ne joue pas petit, il est difficile à contrer. Et ça peut paraître anodin, mais il a grandi d’un pouce au cours des derniers mois. Il pourrait donc continuer à grandir un peu. Il y a plusieurs bons joueurs dans la LNH maintenant à moins de 5 pi 9 po. Alex DeBrincat avec les Blackhawks en est un bon exemple. » 

Un record de Kessel 

Un marqueur, c’est l’étiquette qui colle à la peau de Caufield. Avec le programme américain des moins de 18 ans, l’ailier droit originaire du Wisconsin a marqué 126 buts en 123 matchs, battant la marque de Phil Kessel qui était de 104 buts. 

« Il a un tir incroyable et il est tellement précis, a raconté le défenseur Cam York qui était son coéquipier avec l’équipe américaine des moins de 18 ans. Si j’étais un partisan du Canadien de Montréal, je serais vraiment heureux aujourd’hui. De nos jours, la grandeur n’est plus aussi importante. » 

York, dont le nom se retrouvait souvent avec le Canadien dans les repêchages simulés, a été repêché au 14e rang par les Flyers de Philadelphie, tout juste avant son bon ami. 

Un sourire étincelant 

Des 11 recruteurs sondés par Le Journal pour construire le repêchage simulé, il y avait un verdict unanime pour Caufield. Il ne devait pas être encore disponible quand Bergevin et Timmins allaient se présenter sur l’estrade. Il devait connaître son sort entre le 8e rang et le 13e rang. 

Mais il y a eu quelques surprises, comme c’est pratiquement toujours le cas. Les Red Wings de Detroit ont entamé le bal en sélectionnant le défenseur allemand Moritz Seider avec le 6e choix. La sélection du gardien Specer Knight par les Panthers de la Floride au 12e échelon a aussi ouvert le chemin pour Caufield vers Montréal. 

« Je suis le garçon le plus heureux au monde en ce moment, a mentionné Caufield. Mon rang de sélection n’a pas d’importance. C’est un rêve qui se réalise pour moi. Je crois honnêtement bien cadrer avec le style du Canadien, une équipe qui mise sur la rapidité et le talent. » 

Le CH avait invité Caufield pour un souper à Buffalo, lors des évaluations physiques au début du mois de juin. Il n’était donc pas surpris quand il a entendu son nom. 

À moins d’un revirement de situation, Caufield jouera pour les Badgers de l’Université du Wisconsin l’hiver prochain. 

« Mais j’aimerais gagner un poste à Montréal le plus rapidement possible », a-t-il lancé. 

Avec le programme américain des moins de 18 ans, le rapide ailier a partagé le même vestiaire que Jack Hughes, le premier de classe à cet encan de 2019. 

« Jack n’aurait pas toutes ces passes-là si ce n’était de moi aussi, a répliqué Caufield. J’ai confiance en mes habiletés. Je sais que c’est un très bon joueur et il rend meilleur tout joueur qui joue avec lui. Je pense que ça a cliqué entre nous parce que nous sommes des joueurs intelligents, on pense vite. Mais je peux jouer avec n’importe qui et je peux aider n’importe qui à être meilleur. » 

Et à ceux qui pensent qu’il ne réussira pas dans la LNH en raison de sa taille, l’Américain y va de cette réponse. 

« Maintenant, j’en ris. Les gens vont continuer à me poser des questions et je devrai leur prouver qu’ils ont tort. J’ai composé avec ça toute ma vie. Ça ne me préoccupe pas vraiment à ce point-ci. Ce n’est pas un grand risque dans mon jeu. »

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