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Les Expos: faut commencer quelque part

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Le départ des Expos a commencé de la même façon. Rappelez-vous, les Amours ont disputé 22 matchs « à domicile » de leur saison à San Juan, à Porto-Rico. L’expérience a commencé en 2002 et a duré trois ans.

Le 4 octobre 2004, les Expos quittaient Montréal.

Je ne veux pas m’emballer trop vite, mais ce qui se passe avec les Rays à Tampa Bay ressemble furieusement à ce qu’ont vécu les derniers fans des Expos au début du siècle.

Je ne veux pas m’emballer, mais une fois que t’as commencé à sauter la clôture, y a des chances que ça finisse par un divorce. Divorce à Tampa Bay, évidemment.

S’agit juste de réfléchir. Pensez-vous que Steven Bronfman et ses associés comme Mitch Garber ou Alain Bouchard de Couche-Tard vont s’embarquer dans semblable partage d’une équipe s’ils n’ont pas l’assurance de mettre la main sur les Expos ?

Et mettez-vous à la place des amateurs de baseball de la région de Tampa. Comment le propriétaire des Rays pourra-t-il vendre des abonnements et de la commandite à des compagnies et des partisans qui verront leur équipe s’en venir à Montréal au mois de juin ?

PRÉPARER LE DÉPART

Il se peut qu’on trouve une situation miraculeuse à Tampa dans la prochaine année. Des investisseurs peuvent se montrer. La Ville et le comté peuvent aller devant les tribunaux. Mais ça ne rendra pas profitable une organisation qui attire plus de mouches que de spectateurs à leurs matchs locaux.

Les réseaux américains ont parlé de 2023 pour ce premier séjour à Montréal. C’est un non-sens. On ne peut pas détruire ainsi son produit quatre ans à l’avance. Imaginez que le fan devrait encourager une équipe qui va quitter la Floride pour le reste de la saison en juin 2023.

La saison prochaine est trop casse-gueule pour envisager une installation des Rays à Montréal. Mais juin 2021 me semble un objectif réalisable. Et raisonnable. Ça donne encore deux ans à Steven Bronfman pour peaufiner les plans du stade et des opérations des Amours.

J’en connais un qui va crier « Bonsoir, elle est partie! » jusqu’à 90 ans. À moins que Rodger Brulotte ne retrouve son ancien poste de secrétaire de route avec le Touche, le França, Marcel, Downtown Milo, Parking Marion et Bijou Rinfret...

ÉRIC LAPOINTE ET CLIFFORD STARKE : RIEN DE VRAI

On va mettre ça clair. La dernière rumeur lancée par le groupe de Clifford Starke, l’homme d’affaires spécialisé dans le cannabis qui rêve d’acheter les Alouettes, est mensongère et fausse. Éric Lapointe a encore refusé mercredi soir de se joindre au groupe même si le sénateur Larry Smith a tenté de le convaincre. C’est The Gazette, semble-t-il, qui a lancé cette boulechiteuse rumeur. Éric Lapointe va acheter les Alouettes avec ses partenaires d’affaires québécois ou il ne sera pas dans le décor. Il va les regarder disparaître en pleurant parce qu’il les aura aimés jusqu’à la fin.