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Moins d’introductions par effraction et de vols, plus de fraudes en 2018

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Le portrait de la criminalité change à Québec. Le nombre de vols et d’introductions par effraction a encore baissé en 2018 dans la capitale alors que le nombre de fraudes est en constante augmentation.

Selon le plus récent rapport annuel du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), diffusé dans les derniers jours, on observe une baisse importante de 19 % du nombre d’introductions par effraction en un an seulement. Sur une période de cinq ans, les recherches effectuées par Le Journal révèlent un écart encore plus significatif de 37 %. En 2014, le SPVQ avait ouvert 2432 dossiers, comparativement à 1525 l’an dernier.

Le nombre de vols a également connu une diminution de 7 % en 2018 avec 5065 plaintes contre 5455 l’année d’avant. Les chiffres varient beaucoup d’année en année, mais le plafond de 5000 dossiers est toujours franchi.

« Il y a une transformation de la criminalité, et, ce qu’on constate, c’est que les crimes contre la propriété ont diminué pas mal. C’est difficile à expliquer, mais c’est une tendance. On remarque a contrario qu’il y a une augmentation au niveau des fraudes », commente le porte-parole du SPVQ, David Poitras.

Fraudes sur internet

Les statistiques sur les dossiers de fraude ont effectivement pris la trajectoire inverse. Le rapport annuel 2018 fait état d’un total de 1768 dossiers, un bond de 17 % (+ 257 dossiers) en un an et de 36 % sur cinq ans. « Cette hausse s’explique en partie par la popularité des médias sociaux qui facilitent l’émergence de méthodes contemporaines par les fraudeurs et l’accès à de nombreuses victimes potentielles », peut-on lire dans le document de la police.

À lui seul, le stratagème de blanchiment d’argent baptisé « la Guich » est à l’origine de près de 90 plaintes. De jeunes victimes, pour la plupart d’âge mineur, sont alors attirées par l’appât du gain et permettent à un fraudeur d’accéder à leur compte bancaire au guichet automatique. Les contrevenants leur font miroiter une compensation financière et leur font croire qu’il s’agit d’une pratique sans risque, ce qui n’est évidemment pas le cas.

Cannabis au volant

L’année 2018 a également été marquée par la légalisation du cannabis, au mois d’octobre. Les craintes sur le cannabis au volant, anticipées au départ par les forces policières, ne se sont pas matérialisées. «

L’analyse des statistiques, avant et après la légalisation, ne permet pas de conclure à une hausse significative des arrestations depuis la légalisation du cannabis », peut-on lire dans le rapport annuel.

En 2018, de tous les dossiers de conduites avec les capacités affaiblies, 15 % étaient reliés à la consommation de drogue, apprend-on. « Dans la majorité des cas, c’est de la polyintoxication, donc quelqu’un intoxiqué aux speeds, au GHB, au cannabis ou à d’autres drogues. Mais c’est excessivement rare que quelqu’un soit intoxiqué uniquement au cannabis », précise M. Poitras.