/news/health
Navigation

Réseau de la santé: plus de moyens réclamés pour prévenir la détresse psychologique

Coup d'oeil sur cet article

Les problèmes de santé mentale sont exceptionnellement répandus chez les employés du réseau de la santé et les syndicats somment la CNESST de mettre plus de moyens pour agir en prévention.

Les représentants syndicaux du milieu militent entre autres pour la création de comités employés/employeurs dans chaque unité de travail afin de trouver des moyens spécifiques pour prévenir l’épuisement professionnel, l’anxiété ou encore la dépression.

C’est l’une des demandes qui ont été formulées auprès de la dirigeante de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) lors d’une rencontre vendredi à Montréal, à laquelle participaient notamment des représentants de la CSQ, la FTQ et la CSN.

«Dans les usines où il y a des risques de blessures physiques graves, ces comités existent déjà. Mais dans le milieu de la santé, où il y a plus de risques psychologiques à cause de la surcharge de travail, rien n’est fait par la CNESST», a soutenu en entrevue à l’Agence QMI Hubert Forcier, conseiller à l’information pour la Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée à la CSN.

Selon M. Forcier, cette mesure pourrait au moins contribuer à réduire le nombre important de congés maladie dans le secteur de la santé.

En août 2018, un sondage mené par la CSN indiquait qu’un employé sur trois du réseau de la santé s’était absenté du travail pour des raisons psychologiques dans les 12 derniers mois.

Encore plus inquiétant: dans une autre étude de la centrale syndicale publiée au début du mois, près de trois préposées aux bénéficiaires sur quatre affirmaient souffrir de détresse psychologique. Chez les autres salariés, le taux de détresse psychologique se situe autour de 18%, toujours selon la CSN.