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L’opportunité américaine de David Latulippe

David Latulippe
Photo Jean-Francois Desgagnés David Latulippe

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Pourquoi on va à Atlantic City ? Pour ses casinos, ses plages et, depuis maintenant plus d’une dizaine d’années, pour ses revues musicales mettant en vedette des artistes québécois.

À compter du 30 juin jusqu’à la fin du mois d’août, ce sera au tour de la troupe de Band on Tour, une production qui roule sa bosse depuis 2016 au Casino de Montréal, d’établir ses quartiers dans l’amphithéâtre de 2000 sièges du Tropicana Hotel & Casino.

C’est grâce au producteur Mario Bazinet – un habitué de la ville balnéaire pour y avoir présenté plusieurs spectacles entre 2005 et 2010 – que les membres de la troupe passeront deux mois à chanter et à profiter de la plage au cours de l’été.

« Nous sommes super contents d’avoir un été au complet aux États pour triper toute la gang, mais aussi pour se faire voir. Je sais que des producteurs vont venir voir le show durant l’été. C’est une opportunité de pouvoir aller présenter le spectacle ailleurs aux États-Unis », dit le chanteur David Latulippe.

Exigences rock

Membre de la cohorte 2016 de La Voix, ce chanteur beauceron est en train de se muer en spécialiste des revues musicales. On l’a d’abord remarqué dans le registre disco de Saturday Night Fever, l’année dernière, et on le reverra cet automne au Casino de Montréal dans Doo Wop, un spectacle consacré aux hits de ce genre musical qui a connu son heure de gloire dans les années 1950 et 1960.

Dans Band on Tour, Latulippe exploite le volet rock de ses cordes vocales en reprenant à sa manière des succès de Queen et Bon Jovi.

« Dans SNF, on faisait six shows de deux heures par semaine. Cet été, on va en faire cinq d’une heure, mais c’est quand même plus exigeant vocalement à cause du choix des chansons et des artistes dont on reprend les succès. »

Pas encore défini

David Latulippe ne se lasse pas de chanter les succès des autres. Bien sûr, il aimerait un jour interpréter ses propres chansons, mais ce n’est pas une urgence.

« Je ne suis pas tanné, dit-il. D’autant plus que je ne saurais pas quoi faire comme chansons, en ce moment, pour me définir à 100 %. Je sais que je suis un chanteur soul à la base, mais je n’ai pas encore fait ma recherche personnelle. Je n’ai juste pas pris le temps », expli­que l’ancien protégé d’Éric Lapointe à La Voix.

De toute manière, ce n’est pas l’ouvrage qui manque. En plus des spectacles auxquels il prend part, David Latulippe a aussi été choriste à La Voix, au Gala de l’ADISQ et pour Don Juan Symphonique.

« J’aime faire beaucoup de choses », conclut cet artiste polyvalent.