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Saveur internationale dans les restaurants Normandin

La chaîne se prépare à accueillir 40 cuisiniers venant du Maroc et de la Tunisie

Normandin embauche
Photo Simon Clark Nicolas Cabot et Norbert Gagnon préparent déjà l’arrivée d’une nouvelle cohorte composée de 28 travailleurs, dans les restaurants Normandin, l’année prochaine. 

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Du couscous royal au menu des restaurants Normandin, à côté de la poutine et de la pizza garnie ? Pourquoi pas ? Si le client le veut, tout est possible, surtout avec l’arrivée prochaine de 40 cuisiniers du Maroc et de la Tunisie.

Sans revoir l’ensemble de son menu, la chaîne se dit ouverte aux suggestions que ces nouveaux travailleurs pourraient lui apporter.

« Nous avons une ouverture à cela avec notre équipe en recherche et développement qui travaille les menus », a affirmé Norbert Gagnon, président-directeur général des restaurants Normandin.

« C’est le client qui va avoir raison à la fin. Notre menu évolue beaucoup depuis quelques années. Si on se rend compte que le client veut un menu plus international, on peut faire des menus thématiques », a avancé M. Gagnon.

Par vagues successives

Ces futurs employés arriveront par vagues à partir du mois d’août jusqu’en décembre et ils seront déployés dans l’ensemble de la chaîne qui compte 41 restaurants.

« Normalement, avec leur arrivée, on devrait consolider nos besoins de main-d’œuvre pour un bout de temps. Ces travailleurs viennent pour deux ans, mais notre espoir, c’est de les garder chez nous après », a poursuivi Nicolas Cabot, vice-président aux ressources humaines.

Les candidats retenus détiennent une formation de plus de 1400 heures en cuisine, soit l’équivalent d’un diplôme d’études professionnelles.

À l’aide d’une personne-ressource, les recruteurs de Normandin ont rencontré près de 120 personnes là-bas avant de faire un choix. Le processus pour les embaucher a débuté en novembre dernier.

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise, qui compte 2700 employés, fait appel à des travailleurs étrangers.

Expérience positive

« Les premières personnes qui sont entrées en cuisine se sont adaptées très rapidement. Il n’y a pas que du couscous au Maroc. Ils font aussi des burgers. Ce sont des gens probablement plus qualifiés que ce dont on a besoin », a souligné M. Cabot.

Les nouveaux cuistots seront encadrés et formés à leur arrivée.

Un plan d’accueil a d’ailleurs été prévu et le personnel en place dans les restaurants a été préparé à leur venue.

« Ce n’est pas sur la technique qu’on va les former, c’est sur notre menu et sur la préparation des assiettes », a ajouté le vice-président aux ressources humaines.

Au fil des ans, l’entreprise a mis en place plusieurs mesures, pour favoriser la rétention de main-d’œuvre, qui donnent des résultats puisqu’on retrouve parmi les employés du personnel ayant jusqu’à 45 ans d’ancienneté.

Selon l’Institut du Québec

Remplacement de 1,2 million de travailleurs

Selon l’Institut du Québec, qui publie un diagnostic du marché du travail québécois, le départ massif à la retraite des baby-boomers suscitera d’énormes besoins, car 1,2 million de travailleurs devront alors être remplacés, ce qui représente près du tiers de la force de travail actuelle.

Par ailleurs, l’étude révèle un « certain clivage » entre la grande région de Montréal et les autres régions du Québec. Alors que le groupe des 15 à 64 ans demeure en croissance dans la métropole, il décroît de façon continue dans le reste du Québec depuis 2014.

« Cette situation s’explique notamment par une plus forte immigration à Montréal que partout ailleurs au Québec », lit-on.

Si ce phénomène s’accentue au cours des prochaines années, il pourrait éventuellement favoriser l’émergence d’un « cercle vicieux » qui découragera de futurs investisseurs en région.

Autre fait à souligner, le taux d’activité des femmes est en constante progression au Québec depuis 1976, s’élevant à 87 %, soit parmi les plus élevés au monde.

Usine McKesson

Trois dollars ajoutés à l’échelle salariale

Les employés de l’usine McKesson de Drummondville verront leur salaire augmenter. La nouvelle échelle salariale prévoit une hausse de plus de 3 $, faisant ainsi passer le salaire de départ à 16,80 $. Les échelons seront réajustés et les salariés qui étaient déjà au sommet de l’échelle recevront un montant forfaitaire.

Selon le syndicat, cette entente répond à un problème de pénurie de main-d’œuvre.

« C’est un enjeu majeur dans notre milieu de travail et c’est pour cette raison que nous avons interpellé notre employeur », révèle Serge-Alain Sapowo, président du Syndicat des travailleurs de McKesson Drummondville-CSN.

Ces augmentations surviennent alors que la convention collective arrive à échéance en 2020.

L’usine de Drummondville emploie une centaine de personnes.

44 missions de recrutement à l’étranger

L’organisme de développement économique Québec International prépare une nouvelle mission de recrutement à Paris du 27 novembre au 2 décembre 2019.

Avec de nombreux postes à pourvoir, la main-d’œuvre internationale est de plus en plus sollicitée. Le phénomène n’est pas amené à disparaître puisque le taux de chômage pour l’année 2018 a atteint 3,8 %, soit le plus faible taux observé depuis plus de 15 ans, selon l’organisme. La région de Québec demeure en tête du palmarès des villes canadiennes affichant le plus faible taux de chômage, ce qui représente un défi de taille pour les entreprises en croissance.

Québec International a organisé plus de 44 missions de recrutement au cours des dernières années. La dernière mission à Paris a eu lieu en décembre 2018. Plus de 600 postes étaient à pourvoir. Au total, 2230 entrevues ont été réalisées sur place.

En tenant compte des expériences passées, les entreprises participantes ont réalisé, en moyenne, de 25 à 50 entrevues par jour.


♦ Chaque samedi, Le Journal traitera des enjeux touchant la pénurie de main-d’œuvre. Comment les entreprises s’ajustent à cette nouvelle réalité. Comment les travailleurs, jeunes, immigrés et plus âgés, s’y préparent.

♦ Si vous avez des témoignages à donner ou des solutions à proposer, veuillez écrire à diane.tremblay@quebecormedia.com