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Un printemps qui pique très fort

Jusqu’à huit fois plus de moustiques sur la Rive-Sud

moustiques
Photo courtoisie Un employé de GDG Environnement attrape des moustiques au filet pour mesurer leur quantité. Ce printemps, 870 ont été capturés en cinq minutes sur la Rive-Sud.

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Les Québécois ne doivent pas lésiner sur les chasse-moustiques ce printemps, car les voraces bestioles sont actuellement jusqu’à huit fois plus nombreuses par endroits, remarquent des experts.

« Les captures sont exceptionnelles cette année, il y a une quantité énorme de moustiques qui nous tournent autour de la tête », lance le biologiste et vice-président de GDG Environnement, Richard Vadeboncoeur.

Son entreprise travaille avec une cinquantaine de municipalités pour faire du contrôle biologique des moustiques.

À l’aide d’un filet, les employés capturent ces insectes pour comparer les zones traitées et non traitées.

870 moustiques

Dernièrement, ils ont attrapé 870 moustiques en tournoyant un filet cinq minutes sur la Rive-Sud, du jamais-vu selon M. Vadeboncoeur.

Il souligne qu’habituellement, ce sont de 50 à 100 moustiques qui sont attrapés lors de ces tests.

C’est le printemps tardif, frais et humide qui est la cause, dit-il. La neige a fondu tard et les températures fraîches n’ont pas asséché les sols et les eaux stagnantes propices aux moustiques.

Le biologiste souligne cependant que cela ne signifie pas que ces insectes piqueurs seront toujours aussi nombreux cet été. Tout dépend des caprices de mère Nature.

Si le temps est frais et les pluies fréquentes, les moustiques d’été proliféreront.

Pire encore, comme les moustiques du printemps sont sortis tardivement, les deux populations pourraient se côtoyer.

Moins de maladies

Heureusement, Julie Ducrocq de l’Institut national de santé publique du Québec confirme que les premiers moustiques sont beaucoup moins porteurs de dangereuses maladies comme le virus du Nil occidental.

L’an dernier, un record de 200 personnes ont été infectées et 15 personnes en sont décédées au Québec.

Il est cependant impossible de prédire la force de transmission qu’aura le virus d’un été à l’autre, dit-elle.

Les moustiques font l’objet d’une surveillance étroite en raison des risques qu’ils posent à la santé publique, rappelle Mme Ducrocq. Elle demande aux Québécois de s’assurer d’éliminer toutes les sources d’eaux stagnantes dans leur cour, comme dans les jouets d’enfants, par exemple.