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Le Québec qui chante, qui danse... et qui rappe

Le Québec qui chante, qui danse... et qui rappe
Photo Journal de Québec, Pascal Huot

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Le succès d’une Saint-Jean sur les plaines d’Abraham ne repose plus uniquement sur les plus vieux classiques de la chanson québécoise. Dimanche soir, c’est même le rappeur Loud qui a été le plus acclamé d’un spectacle enlevant et présenté devant une des plus belles foules observées ces dernières années à Québec.

À sa quatrième année à la barre du party de la fête nationale, le metteur en scène Jean-François Blais (En direct de l’Univers, La Voix) a livré son spectacle le plus abouti: près de deux heures trente minutes de musique déballées à un rythme d’enfer sous le signe de la diversité et des quatre saisons québécoises.

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Photo Journal de Québec, Pascal Huot

Si le spectacle de 2018 ratissait large avec ses 66 pièces musicales, celui de dimanche a mis la barre un peu plus haut. En tout ou en partie, on a entendu pas moins de 76 chansons, de Mon pays aux comptines de Passe-partout.

Le numéro d’ouverture a donné un élan irrésistible et résolument festif à la soirée. Lancé par les rythmes traditionnels du groupe Le vent du nord, ce segment a donné à tous les artistes de la soirée, dont les animateurs Ariane Moffatt et Pierre Lapointe, l’occasion de se délier les cordes vocales.

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Photo Journal de Québec, Pascal Huot

 

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Photo Journal de Québec, Pascal Huot

Si confier Piaf chanterait du rock à la pétillante Brigitte Boisjoli relevait de l’évidence, c’était plutôt déroutant et sympathique de voir Martine St-Clair, à sa première Saint-Jean sur les Plaines, s’attaquer à Tassez-vous de d’là, des Colocs.

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Photo Journal de Québec, Pascal Huot

 

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Photo Journal de Québec, Pascal Huot

Du rap pour fêter le Québec

Mais on a su très vite qui était le plus attendu lorsque des cris de joie ont retenti dès que Loud a mis les pieds sur scène pour chanter Toutes les femmes savent danser.

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Photo Journal de Québec, Pascal Huot

La réaction a été tout aussi chaleureuse quand il est revenu, un peu plus tard, armé de Fallait y aller, suivie de la rappeuse de Québec d’origine sénégalaise Sarahmée, qui a par ailleurs été fort convaincante en première partie.

Il y a quelques années à peine, on n’aurait jamais imaginé un tel enchaînement, un 23 juin, sur les Plaines. Les temps et les goûts musicaux des Québécois changent.

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Photo Journal de Québec, Pascal Huot

Seul bémol, on aurait aimé voir Loud, tout comme Cœur de pirate, se mêler aux autres. Les deux ont fait l’impasse sur les collaborations musicales pour ne chanter que leur matériel.

Québec inclusif

D’autres succès récents ont fait bouger les fêtards, en particulier ceux d’Alex Nevsky, vraiment taillés sur mesure pour ce genre de festivités.

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Photo Journal de Québec, Pascal Huot

Les anciens n’ont cependant pas été oubliés: il y a eu des clins d’œil à Vigneault, à La Bolduc et à la défunte Nicole Martin dans un numéro consacré à nos grandes voix féminines. Même la mémoire des cinéastes Jean-Claude Labrecque et Jean Beaudin, morts récemment, a été saluée.

Serge Fiori, sur écran géant, a livré une partie du discours patriotique. Sur le même écran, l’astronaute David Saint-Jacques a vanté la beauté du Québec vu de l’espace.

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Photo Journal de Québec, Pascal Huot

Le volet politique a été abordé via l’allocution de Damien Robitaille, qui a remercié les Québécois de leur soutien inégalé, l’automne dernier, dans la lutte des Franco-ontariens pour conserver des services en français. «C’était touchant et beau à voir», a-t-il confié.

Quant à la porte-parole Debbie Lynch-White, elle a parlé avec passion d’un Québec inclusif «antiraciste et LGBTQ» après que Pierre-Yves Lord, un gars de Québec aux origines haïtiennes, eut loué les charmes de notre hiver.

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Photo Journal de Québec, Pascal Huot

Non, nos Saint-Jean ne seront plus jamais les mêmes. Et c’est très bien ainsi.