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Les commissions scolaires appliqueront la loi sur la laïcité dès cet automne

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Une semaine après l’adoption de la Loi sur la laïcité de l’État, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) réaffirme l’intention de ses membres d’appliquer cette loi.  

Le président de la FCSQ, Alain Fortier, estime qu’il est important de réajuster le tir à la suite de la prise de position de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui se dit incapable de respecter les échéances tout en réclamant un délai avant de faire appliquer la nouvelle loi sur la laïcité.  

D’abord un rappel: étant d’avis que le mois de septembre va arriver beaucoup trop rapidement pour que tout soit prêt, les commissaires de la CSDM ont voté une résolution pour reporter l’application de la loi à 2020. Mais pour le gouvernement, il n’est pas question d’accorder de passe-droit.  

En entrevue à LCN, M. Fortier a réagi à la «petite dérive» qui a suivi la diffusion par les médias de la position de la CSDM. «C’est une réalité qui n’est pas nécessairement partagée par l’ensemble des commissions scolaires du Québec. Et pour éviter qu’il y ait une dérive accentuée où on en viendrait à dire que les commissions scolaires n’appliqueront pas la loi, les membres ont senti le besoin de bien comprendre la position de la Commission scolaire de Montréal, une position qu’on respecte parce qu’ils ont une réalité bien à eux.»  

Ailleurs au Québec, la réalité n’est toutefois pas la même, souligne-t-il, et l’ensemble des commissions scolaires a voulu signifier au gouvernement qu’elles allaient respecter la loi.  

«Des problématiques» à la rentrée  

Toutefois, cela n’empêche pas le président de la FCSQ et ses membres de reconnaître que des «problématiques» pourraient survenir lors de la prochaine rentrée en septembre lorsque la loi devra être appliquée dans les écoles.  

La CSDM a besoin de temps pour respecter ses politiques locales et les ajuster, explique M. Fortier. «De notre côté, on prend acte et, au cours de l’année, nous allons faire les ajustements dans nos politiques locales pour être certains qu’au terme de l’année prochaine, tout soit cohérent et bien ajusté», dit-il.  

Période de transition nécessaire  

Quant à la sortie de la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon, Alain Fortier ne croit pas que celle-ci fasse «de la politique» sur le dos de la loi votée sous bâillon. «Je pense que la force d’un réseau scolaire, c’est d’être capable de pouvoir illustrer la réalité de chacun des endroits du Québec, qui est très diversifié. Mme Harel-Bourdon dit qu’il y aura des ajustements nécessaires qui vont probablement entraîner de petits événements locaux, et ces ajustements ne seront pas nécessairement en cohérence avec la loi», a-t-il mentionné en admettant que certaines dimensions de la loi manquent encore de précision.  

M. Fortier conclut en insistant sur le fait que la société a besoin d’une période de transition lorsqu’une nouvelle loi comme celle sur la laïcité entre en vigueur.