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Trois fois sur quatre, le CH repêche ces deux types de joueurs

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Lors du dernier repêchage, le Canadien de Montréal a montré une préférence marquée pour un type de joueur. Parmi les 10 espoirs qu’ils ont choisis sur le plancher du Rogers Arena de Vancouver, on retrouve cinq défenseurs et ils lancent tous de la gauche.

En 2018, ce sont les joueurs de centre qui étaient au cœur des emplettes. Le Tricolore en avait ajouté sept à sa banque d’espoirs, dont le prometteur Jesperi Kotkaniemi.

À ce moment, le manque de profondeur du CH à cette position constituait un sujet chaud: Max Domi n’était pas encore arrivé, Ryan Poehling n’avait pas encore ébloui le Centre Bell et Phillip Danault n’avait pas terminé au septième rang du scrutin pour le trophée Selke. Jonathan Drouin avait été lancé dans la gueule du loup au centre du premier trio et l’expérience n’avait pas été fructueuse.

Or, en 2019, il a majoritairement été question de l’absence d’un bon défenseur gaucher capable d’épauler Shea Weber. Et encore une fois, on a semblé tenter de répondre au besoin criant de l’heure lors de la séance de sélection.

Bien que le constat soit intéressant, il pourrait s’agir d’une pure coïncidence. Après tout, il est évident qu’un besoin immédiat n’est pas comblé au repêchage, et surtout pas dans les tours tardifs – où les espoirs sélectionnés prennent généralement plusieurs années avant d’arriver à maturité. Marc Bergevin et Trevor Timmins ne sont sans doute pas étrangers à cette notion.

Il faut donc se garder une gêne avant d’en arriver à la conclusion que le Canadien tente simplement de combler le besoin de l’heure au repêchage. En fait, l’approche de l’équipe a été assez constante lors de ses cinq derniers exercices – de façon volontaire ou non.

Depuis 2015, le CH a effectivement repêché un joueur de centre ou un défenseur gaucher près de trois fois sur quatre. Plus précisément, 27 des 39 joueurs réclamés par l’organisation montréalaise dans les cinq dernières années répondaient à l’un de ces deux critères (69%).

D’ailleurs, Timmins a récemment indiqué au sujet de sa philosophie que «pour nous, les défenseurs offensifs ont une grande valeur. Tout comme les joueurs de centre, car ils peuvent jouer à l’aile.»

Le gourou du repêchage du Bleu-Blanc-Rouge n’a pas mentionné explicitement les défenseurs gauchers – et il a également mentionné l’importance des ailiers marquant des buts. Mais, coïncidence ou non, il est impossible d’ignorer que 13 des 17 défenseurs sélectionnés par le Tricolore depuis 2015 sont gauchers (76%).

Chez les 19 attaquants choisis par le CH dans cette période, on compte 14 joueurs de centre (74%). Ce qui est logique, sachant qu’ils ont généralement une meilleure valeur sur le marché et que la plupart d’entre eux peuvent être mutés à l’aile sans connaître trop de difficultés.

Maintenant que le Canadien a fait le plein de défenseurs gauchers et de centres, il sera intéressant de voir s'ils changeront un peu leur approche lors de la prochaine séance de sélection, qui se tiendra à Montréal.

Les 27 centres et défenseurs gauchers repêchés depuis 2015

Défenseurs gauchers

  • 2015 - Simon Bourque (177e)
  • 2016 – Casey Staum (124e)
  • 2016 – Victor Mete (100e)
  • 2016 – Mikhail Sergachev (9e)
  • 2017 - Jarret Tyszka (149e)
  • 2017 – Scott Walford (68e)
  • 2018 – Jordan Harris (71e)
  • 2018 – Alexander Romanov (38e)
  • 2019 - Kieran Ruscheinski (206e)
  • 2019 – Jacob LeGuerrier (126e)
  • 2019 – Gianni Fairbrother (77e)
  • 2019 – Mattias Norlinder (64e)
  • 2019 – Jayden Strubel (46e)

Joueurs de centre

  • 2015 – Matthew Bradley (131e)
  • 2015 – Lukas Vejdemo (87e)
  • 2016 - Michael Pezzetta (160e)
  • 2016 – William Bitten (70e)
  • 2017 – Joni Ikonen (58e)
  • 2017 – Ryan Poehling (25e)
  • 2018 – Brett Stapley (190e)
  • 2018 – Samuel Houde (133e)
  • 2018 – Cole Fonstad (128e)
  • 2018 – Allan McShane (97e)
  • 2018 – Cam Hillis (66e)
  • 2018 – Jacob Olofsson (56e)
  • 2018 – Jesperi Kotkaniemi (3e)
  • 2019 - Arsen Khisamutdinov (170e)