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Deuxième mise sous tutelle chez les scouts dans la région de Québec

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Une nouvelle mise sous tutelle touche le Mouvement des scouts dans la région de Québec. Après la mise sous tutelle du groupe Château D’Eau de Loretteville, c’est maintenant au tour du District des Rivières, sur la Rive-Sud, de passer par là.

Ce district, qui réunit 24 groupes et qui est réparti en deux secteurs (Rive-Sud/Beauce et Saint-Maurice) est entièrement sous tutelle depuis le 12 juin dernier. La procédure vise à empêcher la défusion du secteur Saint-Maurice d’avec le District des Rivières.

« Ils ont fusionné il y a quelques années et la fusion n’a jamais vraiment fonctionné », a affirmé Dominique Moncalis, directrice des communications par intérim, pour l’Association des scouts du Canada (ASC).

Selon elle, « la tutelle a pour but d’évaluer les mesures à prendre pour rétablir et assurer la bonne gestion organisationnelle du district dans sa globalité ». Elle a été demandée par le Conseil national de l’ASC.

Mariage forcé

La discorde au sein de ce district remonterait à l’époque de la fusion entre le District Saint-Maurice et le District Rive-Sud/Beauce, qui ont été réunis sous une nouvelle entité, malgré les quelque 200 kilomètres qui les séparent. Cette nouvelle mise sous tutelle serait l’aboutissement de plusieurs années de conflits internes qui n’ont rien à voir avec les chicanes au sein du groupe Château D’Eau du District de Québec, ayant entraîné elles aussi une mise sous tutelle le 25 avril dernier.

Devant les tribunaux

Au lieu de s’améliorer, les choses se sont envenimées du côté des scouts de Château D’Eau puisque le 6 juin dernier, deux animateurs, Marie-Ève Tardif et Bernard Lapointe, ont déposé une demande introductive d’instance pour atteinte à la réputation et en dommages contre le District de Québec, le Groupe scout de Château D’Eau, ainsi que trois administrateurs.

Les demandeurs, qui ont agi en tant que bénévoles de 2011 à 2018, ont été expulsés en raison « de prétendus situations et comportements inacceptables auprès des jeunes et qui ne pouvaient être tolérés », mais sans qu’ils soient informés des motifs, a affirmé leur avocate, Me Christine Beaulieu. Ses clients se défendent d’avoir commis de tels gestes.

La décision de les expulser a été portée à la connaissance d’un grand nombre de personnes, ce qui porte atteinte, selon eux, à leur honneur et à leur réputation. C’est pourquoi ils réclament la somme de 30 000 $.

De plus, à la fin de mai dernier, une requête a été déposée par le Groupe scout de Château D’Eau et un père de famille pour suspendre la tutelle, demandée par le District de Québec, mais cette demande leur a été refusée. L’ASC maintient que les inscriptions n’ont pas souffert de ces chicanes internes.